ANIMAUX, Chiens

BOUVIER BERNOIS

Groupe 2 – Section 3 : Chiens de type Pinscher et Schnauzer, molossoïdes, chiens de montagne et de bouvier – Chiens de montagne et de bouvier suisses. Sans épreuve de travail.

Origine : Suisse

Taille et poids : Entre 64 cm et 70 cm au garrot pour un poids entre 50 et 60 kg pour un mâle et entre 58 cm et 66 cm au garrot pour un poids entre 40 kg et 45 Kg pour une femelle.

Durée de vie : Entre 6 et 10 ans

Imposant, harmonieux et profondément attachant, le Bouvier Bernois est l’un des chiens de montagne les plus emblématiques de Suisse. Sa silhouette robuste, son pelage tricolore soyeux et son regard doux lui donnent une allure à la fois puissante et rassurante, immédiatement reconnaissable.

L’histoire du Bouvier Bernois commence dans les campagnes du canton de Berne, en Suisse. Issu d’anciens chiens de ferme, il descend probablement des molosses introduits dans la région par les armées romaines, puis croisés au fil des siècles avec des chiens locaux adaptés aux conditions alpines. Certains cynologues évoquent également une possible influence de chiens de type mastiff tibétain, bien que cette hypothèse reste secondaire. Appartenant à la famille des Sennenhunde, littéralement « chiens du berger alpin », il partage cette appellation générique avec trois autres races de bouvier suisse. Solide, endurant et polyvalent, il était un compagnon indispensable pour les agriculteurs.

Utilisé comme chien de travail, le Bouvier Bernois remplissait de nombreuses fonctions : il gardait les fermes, conduisait le bétail et tirait de petites charrettes chargées de lait ou de marchandises. Sa force, sa docilité et son attachement à l’homme en faisaient un allié fiable, capable de s’adapter aux exigences de la vie rurale.

À la fin du XIXe siècle, alors que les races locales déclinaient face à l’industrialisation, des passionnés suisses entreprirent de préserver ce chien traditionnel. Parmi eux, l’éleveur Franz Schertenleib joua un rôle décisif : c’est lui qui redécouvrit et sélectionna ces chiens dans la région de Dürrbach, leur valant leur premier nom officieux de Dürrbächler. Il les présenta lors d’expositions canines à Berne et à Langenthal, attirant l’attention du monde cynophile. Le professeur Albert Heim, figure incontournable de la cynologie suisse, apporta à son tour un soutien décisif à la reconnaissance officielle de la race, qui intervint en 1907 avec la fondation du Schweizerische Dürrbach-Klub. Le nom Berner Sennenhund, Bouvier Bernois, s’imposa ensuite pour mieux ancrer la race dans son territoire d’origine.

1. LES CARACTÉRISTIQUES DU BOUVIER BERNOIS

1.1 Son caractère

Le Bouvier Bernois est un chien d’une grande douceur, affectueux et profondément attaché à sa famille. Derrière son gabarit imposant se cache un tempérament calme et équilibré, qui en fait un compagnon particulièrement agréable au quotidien. Il a besoin d’exercices réguliers mais modérés pour rester en bonne santé physique et mentale. De longues promenades, des sorties en pleine nature et des moments de jeu lui conviennent parfaitement. Sans être un grand sportif, il apprécie l’activité dès lors qu’elle est partagée avec ses humains.

Le Bouvier Bernois est un chien d’une grande douceur, affectueux et profondément attaché à sa famille. Derrière son gabarit imposant se cache un tempérament calme et équilibré, qui en fait un compagnon particulièrement agréable au quotidien. Il a besoin d’exercices réguliers mais modérés pour rester en bonne santé physique et mentale. De longues promenades, des sorties en pleine nature et des moments de jeu lui conviennent parfaitement. Sans être un grand sportif, il apprécie l’activité dès lors qu’elle est partagée avec ses humains.

Très proche de sa famille, le Bouvier Bernois est un chien sensible qui recherche la présence et l’attention. Il perçoit facilement les tensions et le stress de son environnement, et peut en être affecté : un foyer serein lui est donc particulièrement bénéfique. Il supporte difficilement la solitude prolongée, qui peut entraîner de l’ennui ou de l’anxiété. Son éducation doit être menée avec douceur, patience et cohérence. Les méthodes positives, basées sur la récompense et l’encouragement, sont particulièrement adaptées à sa nature. Doté d’une intelligence naturellement orientée vers la coopération, il ne cherche pas à tester les limites mais à comprendre ce qu’on attend de lui pour y répondre, ce qui en fait un chien particulièrement agréable à éduquer. Il apprend avec plaisir lorsqu’il évolue dans un climat de confiance.

Le Bouvier Bernois à une maturité tardive, il reste « chiot dans la tête » bien au-delà de ses premiers mois, parfois jusqu’à deux ou trois ans. Ce comportement joueur et parfois maladroit ne doit pas être confondu avec un manque d’éducation, c’est simplement que cette race attachante, prend le temps de grandir.

Naturellement vigilant, le Bouvier Bernois veille sur son foyer avec calme et discernement. Il peut se montrer réservé face aux étrangers, sans jamais faire preuve d’agressivité. Loyal et attaché à son environnement, il constitue un bon chien d’alerte, même s’il n’est pas excessivement aboyeur. Sa présence rassurante suffit souvent à dissuader.

Très sociable, il s’entend généralement bien avec les enfants, avec lesquels il se montre patient et bienveillant. Sa douceur en fait un excellent chien de famille. Il peut également cohabiter avec d’autres animaux s’il est correctement socialisé dès son plus jeune âge. Compte tenu de sa taille, une certaine vigilance reste toutefois recommandée lors des interactions avec les plus petits.

Enfin, comme pour toute race, chaque Bouvier Bernois possède sa propre personnalité. Certains seront plus joueurs et démonstratifs, d’autres plus calmes et observateurs. Apprendre à connaître son chien et respecter son tempérament individuel est essentiel pour construire une relation harmonieuse et durable.

1.2. Son physique

Le Bouvier Bernois est un chien de grande taille à l’allure harmonieuse, robuste et élégante. Bien charpenté sans être lourd, il dégage une impression de force tranquille associée à une grande douceur. Son pelage tricolore et son expression bienveillante en font un chien immédiatement reconnaissable. Voici un aperçu de ses principales caractéristiques physiques :

Tête : Bien proportionnée au corps, la tête est large sans être massive. Le crâne est légèrement bombé, avec un stop bien marqué. Le museau est fort, droit et de longueur moyenne. La truffe est toujours noire, large et bien développée.

Oreilles : De taille moyenne, les oreilles sont attachées haut, de forme triangulaire avec des extrémités arrondies. Elles tombent naturellement le long des joues lorsque le chien est au repos et se relèvent légèrement à la base lorsqu’il est attentif.

Yeux : De taille moyenne, en forme d’amande, les yeux sont de couleur brun foncé. Leur expression est douce, intelligente et pleine de bienveillance, reflétant parfaitement le caractère affectueux de la race.

Corps : Le corps est solide, bien proportionné et légèrement plus long que haut. Le dos est droit et ferme, la poitrine est large et bien descendue, avec des côtes modérément cintrées. L’encolure est forte, musclée et bien intégrée, donnant au chien une allure équilibrée et puissante.

Queue : Longue et bien fournie, la queue est attachée dans le prolongement de la ligne du dos. Elle est portée basse au repos et peut se relever légèrement en action, sans jamais s’enrouler sur le dos.

Pelage : Le poil est long, brillant, lisse ou légèrement ondulé. Il est particulièrement dense, avec un sous-poil qui protège efficacement contre le froid. Le pelage est plus court sur la tête et plus fourni sur le corps, la queue et les membres.

Robe : La robe est typiquement tricolore : un fond noir intense, marqué de taches feu bien délimitées (au-dessus des yeux, sur les joues, les membres et le poitrail) et de marques blanches caractéristiques. On retrouve notamment des parties blanches sur le museau, le poitrail, ainsi que sur l’extrémités des pattes et parfois sur la queue. La symétrie de ces marques est un critère important dans le standard de la race : une liste blanche parfaitement centrée sur le museau et une croix blanche bien dessinée sur le poitrail sont particulièrement recherchées en exposition.

La hauteur idéale au garrot est d’environ 64 à 70 cm pour un mâle et de 58 à 66 cm pour une femelle. Le poids varie généralement entre 40 et 60 kg, selon le sexe et la morphologie du chien. Le dimorphisme entre mâles et femelles est assez marqué : les mâles présentent une allure nettement plus massive et typée, tandis que les femelles, bien que robustes, affichent des lignes plus fines et une silhouette plus légère.

2. VIVRE AVEC UN BOUVIER BERNOIS

2.1 Ce qu’il lui faut

Comme nous l’avons vu précédemment, le Bouvier Bernois est un chien à la fois calme, affectueux et proche de l’homme. Derrière son tempérament posé se cache toutefois un chien qui a besoin d’activité et de stimulation pour être pleinement heureux et épanoui.

Chien de travail à l’origine, le Bouvier Bernois apprécie particulièrement les activités en extérieur. Il aime les promenades en pleine nature, où il peut explorer, sentir et évoluer à son rythme. Des sorties quotidiennes d’environ une heure, voire davantage, sont idéales pour entretenir sa condition physique et mentale. Plus actif que d’autres chiens de montagne, il peut également apprécier certaines activités comme la randonnée ou le pistage.

Au quotidien, un jardin clos constitue un véritable atout pour lui permettre de se dépenser librement, mais il ne remplace pas les promenades ni les moments partagés. Le Bouvier Bernois a besoin de découvrir de nouveaux environnements et de vivre des expériences variées. Un cadre trop monotone peut rapidement entraîner de l’ennui.

C’est un chien naturellement équilibré, mais une socialisation précoce reste essentielle. Il est important de l’habituer dès son plus jeune âge à différentes personnes, animaux et situations afin de renforcer sa confiance et d’éviter d’être méfiant. Une bonne socialisation contribue à faire de lui un chien adulte serein, bien dans ses pattes.

Le Bouvier Bernois a également besoin de stimulation mentale. Intelligent et volontaire, il aime apprendre et comprendre ce que l’on attend de lui. Des jeux d’intelligence, des exercices d’éducation positive, des activités de recherche ou de petits défis du quotidien participent à son équilibre tout en renforçant le lien avec ses maîtres.

Très attaché à sa famille, c’est un chien sensible qui supporte mal la solitude prolongée. Il a besoin de présence, d’attention et d’interactions régulières. Il n’est pas fait pour vivre isolé à l’extérieur : son bien-être dépend fortement du lien affectif qu’il entretient avec ses humains et de sa participation à la vie du foyer.

Comme beaucoup de grandes races, le Bouvier Bernois connaît une croissance rapide qui nécessite certaines précautions. Les efforts trop intenses, les sauts répétés ou les escaliers fréquents doivent être limités durant ses premiers mois (jusqu’à environ 12 à 18 mois) afin de préserver ses articulations. Un couchage confortable et adapté à sa taille est également recommandé pour assurer son repos.

Fidèle à ses origines alpines, le Bouvier Bernois est un chien fait pour les climats frais. Son pelage dense lui offre une excellente protection contre le froid, mais le rend en revanche sensible aux fortes chaleurs. En été, il est important de veiller à lui offrir un accès permanent à un espace ombragé et à de l’eau fraîche, et d’adapter les sorties, de préférence tôt le matin ou en soirée, pour éviter tout risque de coup de chaleur.

Le Bouvier Bernois s’épanouit aussi bien en maison avec jardin que dans un environnement plus restreint, à condition de bénéficier de sorties suffisantes et d’une présence humaine régulière. Un cadre de vie stable, actif et affectueux est essentiel pour lui permettre de s’épanouir pleinement.

2.2. Son alimentation


L’alimentation du Bouvier Bernois est un élément essentiel pour assurer sa croissance, préserver sa santé et garantir son bien-être au quotidien. Chien de grande taille à la croissance relativement rapide, il nécessite une attention particulière afin de lui apporter une alimentation parfaitement équilibrée et adaptée à ses besoins.

Durant sa croissance, le Saint-Bernard nécessite une Durant sa croissance, le Bouvier Bernois a besoin d’une alimentation riche en protéines de qualité et en nutriments essentiels, tout en restant modérée en énergie pour éviter une prise de poids trop rapide. Un excès pourrait fragiliser ses articulations encore en développement. Il est recommandé de fractionner ses repas en 3 à 4 portions par jour jusqu’à environ 6 mois, puis en 2 à 3 repas jusqu’à la fin de sa croissance (vers 12 à 18 mois). Les aliments doivent être spécifiquement formulés pour les grandes races, avec un apport équilibré en calcium et en phosphore pour favoriser un développement osseux harmonieux.

Compte tenu de la prédisposition du Bouvier Bernois aux problèmes articulaires, certains vétérinaires recommandent également des compléments en glucosamine et chondroïtine dès la période de croissance, ainsi que chez les individus vieillissants, afin de soutenir la santé des articulations sur le long terme.

À l’âge adulte, le Bouvier Bernois a généralement besoin de 2 repas par jour. Sa ration doit être suffisante pour maintenir sa masse musculaire et son niveau d’énergie, tout en restant maîtrisée pour éviter le surpoids. Une astuce pratique consiste à évaluer régulièrement sa condition corporelle par la palpation des côtes : si elles se sentent sans être visibles, le chien est en bonne condition ; si elles disparaissent sous une couche de graisse, la ration doit être réduite. L’équilibre entre protéines, lipides, glucides, vitamines et minéraux est essentiel pour soutenir son organisme et prévenir certaines fragilités propres aux grandes races.

Que vous optiez pour des croquettes, de la pâtée ou une alimentation maison, la qualité des ingrédients est primordiale. Les protéines doivent provenir de sources animales de qualité, et les autres composants doivent être digestes et adaptés à son système digestif. L’alimentation de type BARF (Biologically Appropriate Raw Food), basée sur la viande crue et les légumes, est de plus en plus populaire chez les propriétaires de grandes races et peut tout à fait convenir au Bouvier Bernois. Elle nécessite toutefois une bonne connaissance des besoins nutritionnels du chien et un suivi vétérinaire régulier, sous peine de carences. L’eau fraîche doit être disponible en permanence, d’autant plus que ce chien peut être sensible aux variations de température.

Comme pour de nombreux chiens de grande taille, il est important de limiter les repas trop volumineux en une seule prise afin de réduire le risque de torsion de l’estomac, une affection grave. Il est conseillé de laisser le chien au calme après les repas et d’éviter toute activité physique intense dans l’heure qui suit.

À noter : chaque Bouvier Bernois est unique, et ses besoins alimentaires peuvent varier en fonction de son âge, de son poids, de son activité et de son état de santé. Un suivi régulier de sa condition physique permet d’ajuster ses rations si nécessaire. En cas de doute, il est toujours recommandé de demander conseil à un vétérinaire ou à un professionnel en animalerie afin de lui offrir une alimentation parfaitement adaptée.

3. LES SOINS À APPORTER AU BOUVIER BERNOIS

3.1. Sa santé

Le Bouvier Bernois est un chien robuste en apparence, mais dont l’espérance de vie reste relativement courte, généralement comprise entre 6 et 8 ans. Comme beaucoup de grandes races, il peut être prédisposé à certaines affections qu’il est important de connaître afin de lui offrir une vie la plus longue et confortable possible. Sa santé dépend autant de son patrimoine génétique que de son alimentation, de son mode de vie et du suivi vétérinaire dont il bénéficie.

Problèmes articulaires : En raison de sa taille et de sa croissance rapide, le Bouvier Bernois peut être sujet à la dysplasie de la hanche ou du coude. Ces affections peuvent entraîner des douleurs, une boiterie ou une diminution de la mobilité. Une alimentation adaptée, une croissance maîtrisée et une activité physique modérée durant la jeunesse permettent de limiter les risques. Avec l’âge, des troubles comme l’arthrose peuvent également apparaître.

Cancers : Le Bouvier Bernois est malheureusement connu pour être particulièrement prédisposé à certains cancers, notamment l’histiocytose maligne. Cette sensibilité explique en grande partie son espérance de vie plus courte que la moyenne. Un suivi vétérinaire régulier est essentiel pour détecter précocement tout signe anormal.

Problèmes digestifs : Comme de nombreux chiens de grande taille, il peut être sujet à la dilatation-torsion de l’estomac (DTE), une urgence vitale. Pour réduire ce risque, il est recommandé de fractionner les repas, d’éviter les prises alimentaires trop rapides et de limiter l’activité physique après les repas.

Problèmes dermatologiques : Son pelage long et dense nécessite un entretien régulier. L’humidité peut favoriser l’apparition d’irritations ou d’infections cutanées si le chien n’est pas correctement séché après une sortie sous la pluie ou un bain. Un brossage fréquent permet également de maintenir une peau saine.

Problèmes auriculaires : Ses oreilles tombantes peuvent retenir l’humidité et les impuretés, favorisant le développement d’otites. Un contrôle et un nettoyage réguliers sont recommandés pour prévenir ces désagréments.

Tous les Bouviers Bernois ne développent pas ces pathologies, mais une grande partie des risques peut être limitée grâce à une alimentation de qualité, une activité physique adaptée, un entretien régulier et un suivi vétérinaire sérieux. En étant attentif à ses besoins et à son état de santé, il est possible de lui offrir une vie confortable, équilibrée et remplie de moments de complicité.

3.2. Son entretien

Le Bouvier Bernois possède un pelage long, dense et brillant, accompagné d’un sous-poil qui le protège efficacement contre les intempéries. Ce manteau magnifique nécessite un entretien régulier afin de préserver la santé de sa peau, d’éviter les nœuds et de limiter la perte de poils.

Le brossage doit être réalisé au moins 2 à 3 fois par semaine, et quotidiennement lors des périodes de mue, au printemps et à l’automne. Pour un entretien efficace, il est conseillé de disposer de plusieurs outils complémentaires : le peigne à dents larges pour démêler en douceur, le rake ou peigne à sous-poil pour éliminer les poils morts en profondeur, et la brosse à poils souples pour lisser et finaliser. Une attention particulière doit être portée aux zones sensibles comme les franges, derrière les oreilles et sous le ventre, où les nœuds se forment plus facilement. Un entretien régulier permet également de conserver un pelage brillant et en bonne santé.

Le Bouvier Bernois ne nécessite pas de bains fréquents, sauf en cas de salissure importante. Un shampoing doux, spécialement formulé pour les chiens à poil long, est recommandé. Il est important de bien rincer le pelage et de procéder à un séchage complet, en particulier au niveau du sous-poil, afin d’éviter toute humidité résiduelle pouvant entraîner des irritations ou des infections cutanées. Le sèche-cheveux peut être utilisé à faible température, en maintenant une distance suffisante pour ne pas brûler la peau. Par beau temps, le séchage à l’air libre en plein soleil reste une excellente alternative naturelle.

Ses oreilles tombantes doivent être surveillées régulièrement. Un nettoyage doux avec des produits adaptés permet de prévenir l’apparition d’otites, surtout après une exposition à l’humidité.

Les yeux peuvent également être nettoyés si nécessaire, notamment en cas de légers écoulements. Un chiffon propre ou des compresses adaptées suffisent pour maintenir une bonne hygiène.

Les griffes doivent être coupées régulièrement si elles ne s’usent pas naturellement, afin d’éviter toute gêne ou douleur lors des déplacements. L’hygiène bucco-dentaire est également importante : le brossage des dents ou l’utilisation de friandises spécifiques aide à prévenir le tartre et les problèmes dentaires.

Une attention particulière doit également être portée aux coussinets, souvent négligés. En hiver, le sel de déneigement peut les irriter et les assécher, tandis qu’en été, les sols chauds peuvent les brûler. L’application régulière d’un baume protecteur permet de les maintenir souples et d’éviter les crevasses, pour le plus grand confort du chien.

Enfin, les séances d’entretien sont aussi des moments privilégiés pour observer l’état général du chien : peau, pelage, yeux, oreilles, dents et mobilité. Une attention régulière permet de détecter rapidement toute anomalie et de réagir efficacement pour préserver sa santé et son bien-être.

3.3. Sa reproduction

Avant toute mise en contact entre un mâle et une femelle Bouvier Bernois, il est essentiel de s’assurer qu’ils sont tous deux en parfaite santé. Des examens vétérinaires approfondis sont indispensables, notamment pour dépister les affections héréditaires fréquentes dans la race, comme la dysplasie de la hanche ou du coude, ainsi que certaines prédispositions aux cancers. Ces pré

Même si la femelle peut être féconde dès ses premières chaleurs (généralement entre 8 et 12 mois), il est fortement recommandé d’attendre qu’elle ait atteint sa maturité, soit autour de 18 à 24 mois. Le Bouvier Bernois étant une race de grande taille à croissance progressive, il est important que la chienne soit pleinement développée physiquement et mentalement avant une gestation. Le mâle atteint également une maturité optimale aux alentours de deux ans. La femelle a généralement ses chaleurs deux fois par an, avec une durée moyenne de 2 à 3 semaines. La période de fécondité optimale se situe généralement entre le 10e et le 14e jour du cycle.

Il est par ailleurs recommandé de ne pas faire reproduire une femelle plus de 4 à 5 fois dans sa vie, et de respecter un intervalle d’au moins un cycle entre deux gestations afin de lui permettre de récupérer pleinement. Ces limites, dans l’intérêt de la santé et du bien-être de la mère.

La gestation dure en moyenne entre 58 et 68 jours. Durant cette période, l’activité physique doit être adaptée : il convient d’éviter les efforts intenses tout en maintenant des promenades régulières pour préserver sa forme. En début de gestation, certains signes peuvent apparaître, comme une légère baisse d’appétit ou un changement de comportement. À partir de la seconde moitié de la gestation, les besoins énergétiques augmentent et nécessitent une alimentation plus riche et équilibrée.

La mise bas doit se dérouler dans un environnement calme, propre et sécurisé. Les portées de Bouviers Bernois comptent généralement entre 5 et 8 chiots, bien que ce nombre puisse varier. Une surveillance attentive est recommandée, car des complications peuvent survenir, notamment en raison de la taille des chiots ou de la fatigue de la mère.

Les chiots nécessitent une attention constante durant leurs premières semaines de vie. Le sevrage débute progressivement autour de 3 à 4 semaines, lorsque les chiots commencent à s’intéresser à la nourriture solide : une bouillie de croquettes humidifiées est alors introduite en complément du lait maternel, avant un passage progressif à une alimentation solide. Il est important de ne pas séparer les chiots de leur mère avant l’âge de 8 semaines minimum, afin de garantir un bon sevrage, un développement comportemental équilibré et une socialisation progressive. Leur alimentation, leur croissance, leur suivi vétérinaire et leur exposition à différents stimuli (bruits, manipulations, environnement) sont essentiels pour leur bon développement.

Enfin, la reproduction doit toujours être envisagée de manière responsable. Cela implique une sélection rigoureuse des reproducteurs, un suivi vétérinaire sérieux et l’assurance que chaque chiot pourra rejoindre un foyer adapté et aimant. Il est vivement conseillé de se faire accompagner par un vétérinaire ou un éleveur expérimenté afin de mener ce projet dans les meilleures conditions.

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