pommier


Le choix d’un arbre fruitier se fait en tout premier selon plusieurs facteurs à prendre en compte :

  • La nature physique et chimique de votre sol
  • La surface de votre jardin à consacrer aux arbres fruitiers
  • La dépense à engager en investissement de départ
  • Le savoir-faire du jardinier en matière de taille

Ensuite seulement viendra le choix de l’espèce et de la variété.

1. LES DIFFERENTES FORMES D’ARBRES FRUITIERS

1.1. Les formes de plein-vent

Plusieurs formes d’arbres s’offre à vous.

En basse tige ( ci-dessous à gauche)

Petite forme d’arbre atteignant une hauteur maximum d’environ 4 mètres, ne disposant pas de tronc, droit. L’intérêt de cette forme est d’avoir les fruits à portée de main au moment de la cueillette et d’être très accessible financièrement. L’arbre occupe cependant plus de place au niveau du sol.

En demi-tige (ci-dessous au centre)

Forme moyenne d’arbre atteignant une hauteur maximum d’environ 6 mètres et greffé sur une tige comprise entre 1,30 et 1,50 mètres. Sur cette forme, une personne adulte peut plus aisément passer sous la ramure de l’arbre afin d’y cueillir les fruits. L’arbre occupe donc moins d’espace au sol.

En haute tige (ci-dessous à droite)

Grande forme d’arbre atteignant une hauteur maximum d’environ 8 mètres greffée sur une tige de plus d’1,80 mètres. Cette forme est plus utilisée pour les personnes souhaitant créer un verger ou planter des arbres d’une hauteur plus conséquente. L’accès aux fruits sera donc plus délicat. La quantité de fruit sera elle aussi plus importante que sur une basse tige.

Ces trois formes sont les plus utilisées dans les jardins car la taille est limitée et donc plus adaptée aux personnes souhaitant une certaine facilité de production.

Si vous souhaitez planter plusieurs arbres fruitiers ensemble, respectez des distances de plantation minimum de 4 mètres pour les basses tiges, 6 à 8 mètres pour les demi-tiges et 7 à 8 mètres pour les hautes tiges.

La plus part des variétés de pommes, poires et prunes doivent être plantées au moins par 2 car elles ne sont pas autofertiles. Cela veut dire que le pollen doit être transporté d’un arbre à l’autre pour donner des fruits. L’étiquette ou le vendeur conseil vous donnera cette précieuse information.

3-tailles

1.2. Les autres formes taillées

Pour les personnes souhaitant des formes d’arbres beaucoup plus contrôlées, il existe également les formes palissées permettant un contrôle total de cet arbre en terme de développement. Les fruits seront plus accessibles et l’aspect de l’arbre beaucoup plus géométrique.

Les plus connus sont :

Le cordon :

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Qu’il soit à 1 ou deux bras, c’est la forme la plus basse d’arbre fruitier, avec une hauteur maximum de 80 cm. Sa culture se fait sur la longueur et non la largeur. Cette forme est souvent utiliser pour entourer un carré potager ou bien en ligne droite le long d’une allée. Elle n’est cependant adaptée que pour les pommiers ou poiriers.

La palmette U simple.

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Cette forme dispose de deux branches maîtresses verticales pouvant atteindre une hauteur maximum de 2,20 mètres comme pour toutes les palmettes. La production est plus forte que sur les cordons et la taille est plus simple que pour les autres types de palmettes. La palmette U simple est idéale pour les novices en la matière.

La palmette U double.

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Ici nous avons une forme presque similaire au U simple sauf que l’arbre est composé de deux U l’un a côté de l’autre. Cette palmette à l’avantage d’avoir une répartition idéale de la sève au sein de toutes les branches de l’arbre et donc une fructification homogène, répartie sur l’ensemble de la structure.

La palmette verrier.

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Les caractéristiques de celle-ci sont identiques aux précédentes mais l’alimentation en sève des deux branches supérieures se fait parfois au détriment des deux inférieurs. La taille est plus complexe que pour les palmettes en U.

La palmette oblique.

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Cette forme est plus évasée que les autres, plus large mais également un peu plus simple à tailler. Elle permet d’habiller facilement un mur si celui-ci fait environ 2 mètres de haut. C’est uniquement sur ce type de palmette que l’on pourra cultiver des pêchers ou abricotiers car la taille de ces arbres n’est pas du tout la même que pour les fruits à pépins et doit donc être moins sévère (ce qui n’est pas possible chez les palmettes en U ou verrier).

Quoi qu’il en soit, peu importe la forme de palmette que vous choisirez, celles-ci devra obligatoirement être maintenue le long de fils de fer horizontaux afin de maintenir les branches maîtresses qui pourrait facilement céder sous le poids des fruits. Vous placerez 5 fils qui devront être espacés de 30 à 50 cm l’un de l’autre.

Le travail de taille de formation par le producteur est beaucoup plus long que pour les formes de plein-vent, ce qui justifie le prix plus élevé si vous choisissez d’acquérir des sujets déjà formés.

2. LES CONDITIONNEMENTS

Vous trouverez également plusieurs modes de conditionnement pour ces formes d’arbres :

Les racines nues : arbre ayant été cultivé en plein champ et déterré au moment de la mise en vente. Le plus souvent, ce sont les demi tiges et hautes tiges qui sont vendues sous cette forme et placées dans le sable en attendant la plantation au jardin. C’est en racines nues que le prix sera le plus intéressant. (à gauche)

Les mottes : arbre ayant été cultivé en plein champ mais sur lequel une motte a été conservée au niveau des racines principales. Celle-ci est entourée d’un filet protecteur biodégradable pour maintenir la terre et éviter la déshydratation des racines. (au centre)

Les conteneurs : arbre cultivé uniquement en pot et ayant subi plusieurs rempotages avant d’être vendu). Pour les conteneurs, vous pouvez planter toute l’année car l’ensemble des racines est conservé et la motte de terre les protège. Cependant, il faudra veiller à l’arrosage si la plantation se fait en été. Le prix sera plus élevé pour une même forme si celle-ci est en conteneur. (à droite)

3. LA PLANTATION D’UN ARBRE FRUITIER

Pour commencer, choisissez l’endroit idéal pour planter votre arbre. Choisissez un endroit peut soumis au courant d’air, le plus ensoleillé possible et pas trop prêt d’autres arbres afin d’éviter toute concurrence au niveau des racines.

Peu importe la forme d’arbre que vous choisirez, le principe de base de plantation sera toujours le même. Il faut d’abord commencer par préparer son trou de plantation afin d’ameublir la terre qui sera directement autour des racines dans le but de facilité l’enracinement de celles-ci. Le volume du trou sera de 3 à 4 fois le volume de la motte autant en profondeur qu’en largeur et d’environ 60 à 80 litres pour un arbre en racines nues. Pour continuer, plantez votre tuteur à l’aide d’une masse au fond de votre trou de plantation. Rebouchez ensuite une partie du trou afin que la base du tronc (collet) affleure le niveau final du sol (voir shéma n°1). Le point de greffe marqué par un petit coude au pied de l’arbre ne doit jamais être enterré. Disposez votre arbre dans le trou de plantation (ne pas oublier d’enlever le conteneur ou le film plastique qui entoure les mottes. Le filet qui entoure les mottes (aussi appelé tontine) doit quant à lui être conservé). Rebouchez. Pour terminer, faites une petite butte de terre tout autour du trou afin de faciliter l’arrosage.

Schéma n°1

Coupe représentant la plantation d’un arbre fruitier en racines nues

 

3.1. Les exceptions et les choses à faire en complément

Pour un arbre en motte ou en conteneur, planter votre tuteur dans le trou de plantation en biais face au vent d’ouest pour ne pas éventrer la motte (voir shéma n°2). Le tuteur peut être planté droit si votre arbre est en racine nues car vous pourrez disposer les racines de l’arbre autour du tuteur afin qu’il soit le plus rapproché possible du tronc. Un collier en caoutchouc permettra de maintenir l’arbre au tuteur sans le blesser.

Schéma n°2 :

Coupe représentant la plantation d’un arbre fruitier en motte

 

Un arbre en basse tige ne nécessitera pas forcement de tuteurage, sa prise au vent étant très faible.

Pour les arbres en racines nues, il est vivement conseillé d’effectuer un pralinage. Ceci consiste à faire tremper les racines pendant environ 15 minutes avant la plantation dans un mélange approprié vendu en magasin pour permettre une hydratation et une alimentation des racines juste après la plantation. Le pralin est souvent composé d’argile, d’éléments fertilisants et d’eau.

Si votre terre est lourde et a tendance à former une croûte après un arrosage, vous pouvez enterrer un bout de tuyau autour des racines lors du rebouchage afin de faciliter l’arrosage en apportant l’eau directement au niveau des racines.

Pour en savoir plus :

La qualité du sol peut varier selon l’endroit de plantation et le lieu où vous résidez. Vous pouvez donc faire analyser votre sol auprès d’un organisme agrée afin d’en savoir un peu plus sur la nature physique et chimique de celui-ci. Pour les sols calcaire ou trop argileux, certains arbres sont greffés sur des portes greffes adaptés à ce genre de problème.

Il faut savoir qu’un arbre ayant été greffé sur un porte greffe non adapté à un sol calcaire sera plus susceptible d’être atteint de maladies comme les chloroses, d’avoir une durée de vie plus courte, une croissance anormale ou encore une production plus faible que la normale. La qualité de votre sol sera une des bases du bien être de votre arbre, il est donc important de s’y intéresser.

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