L’ortie est l’une des plantes vivaces la plus facile à reconnaître. Qui ne s’est jamais fait surprendre par une de ses piqures qui irrite la peau et démange ?

Vous la trouverez principalement près des habitations, en bordure des chemins, dans les jardins et les prairies, dans les haies, aux pieds des clôtures mais aussi dans les décombres. Beaucoup d’entre nous la considèrent comme « une mauvaise herbe » à éradiquer alors qu’elle possède en fait de nombreux atouts. Les vertus de l’ortie sont nombreuses. Nous allons découvrir ensemble les secrets oubliés de cette plante pleine de ressources.

1. SES CARACTERISTIQUES

1.1. Les différentes espèces

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Attention aux imitations ! La nature a doté d’autres plantes d’un aspect presque semblable à l’ortie. Ces « fausses orties » sont nombreuses.

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La plus célèbre d’entre elles est sans aucun doute le lamier blanc (Lamium album), également connu sous le nom d’ortie blanche. Il pousse le subterfuge jusqu’à s’implanter dans les touffes de la grande ortie pour s’y développer et se reproduire en toute tranquillité.

L’ortie royale (Galeopsis tetrahit), l’ortie rouge (Lamium purpureum photo ci-dessous) ou encore l’ortie puante (Stachys sylvatica) pourront également vous surprendre par leur ressemblance avec notre amie l’urticante.

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1.2. Pourquoi l’ortie pique-t-elle ?

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Cette plante est entièrement recouverte de poils dont les plus longs sont semblables à des aiguilles. Chaque poil est suffisamment résistant pour s’enfoncer à travers la peau (la paroi intérieure du poil est renforcée de silice, substance chimique que l’on rencontre dans la pierre ou le verre) mais également suffisamment fragile pour se briser au contact de la peau et libérer son liquide urticant. Ce liquide est riche en acide formique, les fourmis et les abeilles fabriquent également cette substance pour se protéger de leurs agresseurs.

1.3. Remèdes contre les piqûres d’orties

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La nature est bien faite, elle a pris soin de placer aux cotés de l’ortie quelques plantes comme le plantain, la menthe, la mauve et la grande oseille, qui ont le pouvoir de calmer les piqûres désagréables qu’elle provoque. Pour vous soulager, il vous suffira d’en cueillir quelques feuilles et de masser vos piqûres avec : ce sont les sucs contenus dans les plantes qui vous soulageront.

Les grands-mères pourront aussi vous conseiller de vous frotter avec de la terre sèche.

Une dernière astuce, si vous êtes à proximité d’une habitation, faites-vous une compresse de vinaigre et laissez agir 5 minutes.

L’ortie perd ses propriétés urticantes en séchant ou cuisant. Elle ne pique pas quand elle est dans l’eau, c’est pourquoi il est vivement conseiller de la récolter quand il pleut.

Dernière astuce, pour la récolter sans se piquer, prenez soin de l’attraper par les feuilles du dessous, sinon optez pour des gants de protection.

2. LE PETIT MONDE SECRET DE L’ORTIE

2.1. L’Ecosystème autours de l’ortie

L’ortie est un vrai vivier pour la biodiversité. Elle vit dans des milieux fertiles, fréquentés ou ayant été fréquentés par l’homme. On la retrouve tantôt en plein soleil, tantôt au fond d’un vallon ombragé. Elle aime se développer en sols frais et légers, sa seule exigence est la présence de matières organiques fraîches dans le sol.

Elle ne pousse jamais seule et est accompagnée d’une multitude de plantes et insectes. A elle seule, elle constitue un véritable écosystème où cohabitent insectes et rongeurs. Elle est d’une grande importance pour son environnement puisque pas moins de trente espèces d’insectes vivent grâce à elle et viendraient à disparaître si la plante était éradiquée. Une centaine d’autres, profitent occasionnellement ou indirectement de sa présence.

Par exemple, elle constitue un aliment très riche pour les cicadelles et les psylles, grands consommateurs de sève.

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On y rencontre également les papillons et les colonies de chenilles qui se nourrissent de ses feuilles et s’y abritent pour mener à bien leur cycle de développement. Une colonie de chenilles est capable de mettre à nue une plante d’ortie, ce qui oblige alors la plante à refaire une nouvelle pousse.

Les papillons que l’on peut rencontrer sont les paons de jour, les pyrales, l’écaille martre (qui est munie, comme son hôte, de redoutables poils urticants) mais également la choreutide.

2.2. Les hôtes et les prédateurs occasionnels

Certaines mouches ont trouvé logis aux pieds de l’ortie en y créant des galeries protectrices pour que leurs larves s’y développent.

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Les coccinelles, quant à elles, attirées par les colonies de pucerons et autres chenilles qui peuplent la plante, viennent y trouver refuge pour nourrir leur progéniture.

A cette liste, nous pouvons ajouter plusieurs coléoptères, des escargots, de nombreux mammifères herbivores, quelques oiseaux comme les fauvettes, les mésanges, mais également les perdrix et faisans qui se délectent des graines de l’ortie.

Sans oublier l’homme, qui durant de longues années a été un très grand consommateur d’orties.

3. LES DIFFERENTS USAGES DE L’ORTIE

3.1. Un peu d’histoire

L’ortie est une plante remontant à la préhistoire. Elle était sans doute l’un des premiers légumes à être consommé à cette époque puisque certains scientifiques ont découvert que des parcelles de cultures lui étaient réservées.

Durant le moyen âge et les siècles qui ont suivi, elle était comme des épinards et de nombreuses plantations lui étaient dédiées. Elle était utilisée comme fourrage pour les bêtes mais également dans l’industrie pour la fabrication de papiers et de tissus. Son principal atout était de pousser dans tous les lieux impropres à d’autres cultures.

Sa culture s’est poursuivie jusqu’à la seconde guerre mondiale, puis elle a été dénigrée.

Depuis quelques temps elle fait un timide retour sur quelques étales de marchés, en confitures, soupes ou autres préparations culinaires. Les nouveaux consommateurs de Dame ortie sont attirés par les saveurs authentiques et les vertus certaines pour la santé, que l’abondance nutritive de ces dernières décennies nous a fait oublier.

3.2. En culture

L’ortie supporte tous les sols et n’est pas difficile à cultiver. La seule condition pour qu’elle s’implante est un sol riche en éléments organiques en décomposition ou en minéraux comme le fer.

Les tas de fumiers ou de ferrailles, milieux saturés en azote et fortement déséquilibrés, sont ses terrains de prédilections puisqu’elle y joue un puissant rôle de régulateur d’azote en l’absorbant et le fixant dans ses tissus. Au moment de sa décomposition, les éléments nutritifs qui la composent retrouveront une forme assimilable par les végétaux moins performants dans ce domaine.

Bons nombre de problèmes liés aux excès de nitrates dans les sols pollués pourraient être réglés en la cultivant, tout en prenant soin de l’enlever avant l’apparition des premières graines. Elle constitue un excellent engrais vert et ne présente pas de risque d’envahissement de terrain, notamment pour la petite ortie qui est annuelle (dans la mesure où la récolte se fait dans les règles, soit en jeunes pousses pour l’alimentation, soit en début de floraison pour l’engrais vert ou le fourrage).

La grande ortie, elle, se multiplie plus facilement par tronçons de racines. L’implantation de la culture est très rapide, c’est pourquoi il faut y réfléchir à deux fois avant de la cultiver puisqu’il sera très difficile de s’en débarrasser. Très vite l’ortie va coloniser le sol, étouffant les adventices et ne craignant aucune maladie. Etant vivace par ses racines, elle assure seule sa réimplantation et sa reproduction en avril, juillet et octobre.

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La récolte des graines des deux espèces se fait par fauchage, vers le mois d’août. Il faudra ensuite laisser sécher la plante dans un endroit abrité, sur un grand drap, pour récupérer la semence qui se détache d’elle-même du pied mère.

Si vous souhaitez vous débarrasser d’elle dans un endroit précis, assurez-vous qu’elle ne vous soit d’aucune utilité. Une fois votre décision prise, il vous faudra bêcher profondément pour éliminer toutes les racines jaunes facilement reconnaissables. Surveillez la repousse et répétez l’opération si besoin.

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Dans certains endroits comme aux abords de bâtiments agricoles, sur d’anciens tas de fumiers ou de compost, l’ortie est quasiment indestructible. La seule solution sera de la laisser pousser là où elle se plait et de l’exploiter en conséquence. Aucune autre plante ne sera en mesure de tirer profit de ces sols trop riches et de leur rendre leur équilibre initial.

3.3. Au jardin

L’ortie est une alliée précieuse du jardinier, qui grâce à quelques applications simples, pourra rendre son jardin très productif ! L’ortie, est appréciée du potager puisqu’elle enrichit le sol et renforce la vitalité des fruits et légumes. Pour le jardinier biologique elle est un outil indispensable, puisque grâce à ses multiples utilisations, on peut sans difficultés se passer des traitements qui empoisonnent le jardin et notre santé.

Ses effets sont multiples et variés :

  • Sa présence stimule la croissance des végétaux voisins ainsi que le rendement des arbres fruitiers.
  • Les jardiniers l’incorporent au compost puisqu’elle active la transformation des déchets organiques en humus et permet d’obtenir un compost de bien meilleure qualité.
  •  Elle peut être utilisée en mulch (entre 5 et 10 cm) qui protège le sol des accidents climatiques et le nourrit. Mais attention là encore, la plante ne doit pas être montée en graine.
  • Pour protéger les tomates et pommes de terre des attaques de mildiou, on peut enfouir une poignée de feuilles fraîches au moment de la plantation.

L’ortie s’utilise également en purin pour fertiliser ou en traitement préventif contre certaines maladies (cloque du pêcher, oïdium, mildiou) ou invasions de parasites. Il a beaucoup de succès et les résultats obtenus avec cette préparation sont bien souvent spectaculaires. Simple de préparation et d’utilisation, il exige tout de même un minimum d’attention lors de sa fabrication.

En macérant dans l’eau, la plante va d’abord fermenter, ce qui se traduit par la destruction des cellules d’orties qui libèrent le suc cellulaire. Au bout de quelques jours, les bactéries et champignons vont proliférer rapidement, et une odeur nauséabonde se dégagera de la préparation. La durée de fermentation varie en fonction de la température extérieure de 5 à 30 jours.

Mode d’emploi : Utilisez un récipient en bois, plastique résistant ou inox de 20 à 200 l. Placez les orties fraîchement cueillies à raison d’un kilo de feuilles pour dix litres d’eau dans le récipient sans tasser. Recouvrez d’eau de pluie ou de source non traitée. Couvrez et brassez tous les deux jours.

Lors du brassage de nombreuses petites bulles forment de la mousse en surface, lorsque ces bulles disparaissent, c’est que la fermentation est finie. Il faut donc rapidement séparer les matières végétales du liquide obtenu, en filtrant à l’aide d’une toile ou d’un tamis fin.

Vous pourrez ensuite utiliser votre purin (dilution à 5% en traitement foliaire et de 10 à 20% en engrais) ou le stocker en fûts ou en bidons plastiques bien pleins et fermés hermétiquement pendant plus d’un an, à l’abri du gel et à température tempérée.

3.4. En cuisine

L’ortie fait sans doute partie des légumes primeurs consommés depuis la nuit des temps. Aujourd’hui elle ne jouit plus que du statut de légume occasionnel, à l’exception de certains endroits comme l’Himalaya où on le considère comme un aliment à part entière. Pourtant elle fait un timide retour en France.

Toutes les orties françaises sont consommables mais les plantes adultes sont à exclure. Préférez les jeunes et tendres pousses pour les consommer entières. Une solution s’offre à vous si vous voulez des jeunes pousses toute l’année, rasez régulièrement votre parterre d’orties.

Soyez vigilant au lieu de récolte, évitez les abords des routes fréquentées, les zones industrielles et préférez les endroits où elle pousse librement sans pollution.

Enfin n’oubliez pas que l’ortie fait partie des plantes à la fois « aliment » et « médicament », et qu’en la consommant, c’est d’abord votre santé que vous renforcez. La meilleure façon de tirer profit de ses bienfaits reste de la consommer en cure printanière pour régénérer et redynamiser l’organisme à la sortie de l’hiver. Pour cela, consommez-en pendant une durée de 15 jours à 3 semaines, au cours du repas, au moins une fois par jour.

A vos fourneaux, de nombreuses recettes de soupes, veloutés, quiches ou autres confitures existent pour le plus grand plaisir de vos papilles.

5. RECETTE DE LA SOUPE A L’ORTIE

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Pour 4 à 6 personnes :

- 150 g d’orties,

- 2 à 3 grosses pommes de terre, ail, bouillon de volaille, crème fraîche.

Dans un litre de bouillon de volaille, faites cuire les jeunes pousses d’ortie avec les pommes de terre. Mixez et assaisonnez, ajoutez la crème fraîche au moment de servir.

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