Plus souvent utilisées pour leur côté défensif que pour leur nombreux autres intérêts, les aubépines ne connaissent pas un engouement particulier de la part des jardiniers… et pourtant !

    1. Description

    Originaire des régions tempérées d’Europe, d’Asie et d’Amérique du nord, les aubépines sont de grands arbustes très bien adaptés à nos climats. Elles répondent aussi au nom scientifique de Crataegus.

    1.1. Caractéristiques

    Lorsque l’on s’intéresse aux aubépines, les deux choses les plus attractives que l’on peut constater sur elles sont bien sûr leur floraison et leur fructification.

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    La floraison se produit chaque année aux alentours du mois de mai. Chaque fleur se regroupe en corymbes plus ou moins arrondies pour former un bouquet floral porté sur les extrémités des bourgeons. Elles peuvent être simples ou doubles pour des teintes le plus souvent blanches mais aussi parfois roses à rouges.

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    A la suite de cette floraison très généreuse, des fruits similaires à de petites pommes voient le jour. Très durs, ils ne sont pas toxiques mais peu attractifs pour l’homme en raison de leur taille. On peut néanmoins les utiliser en infusion pour profiter de leurs vertus médicinales. Les oiseaux, eux, les consomment volontiers lorsque les premières fraîcheurs automnales apparaissent. Leurs couleurs sont variables, allant du rouge, au jaune ou au noir.

    Les aubépines sont des plantes à feuillage que l’on pourrait qualifier de précoce, c’est à dire qu’ils sont présents très tôt au printemps mais chutent très rapidement quand vient l’automne, un peu à la manière des Saules. La forme de ses feuilles est assez classique, découpée et arrondie, mis à part pour certaines espèces aux formes plus laciniées. En automne, certaines aubépines arborent de somptueuses couleurs avant de perdre leurs feuillages.

    Attention, vous devrez prendre garde en les approchant, car leurs branches sont garnies d’épines (plus ou moins grandement) qui ne sont pas toujours visibles en présence du feuillage. Au même titre que les pyracanthas, les aubépines peuvent former de véritables buissons impénétrables ! Le risque de blessures et la présence d’épines s’amenuise lorsque vous choisissez des sujets sur tiges et conduits en arbres : le contact avec ces dernières ne pourra se faire que si vous grimpez dedans.

    Côté dimensions, elles seront à l’âge adulte (plusieurs dizaines d’années) de l’ordre de 6 à 8 mètres de hauteur pour 6 à 10 mètres d’envergure.
    Si vous souhaitez un petit arbre à croissance rapide, portez donc votre choix sur une Aubépine.

    1.2. Les différentes variétés

    Le genre des aubépines est un genre très vaste puisqu’il ne compte pas moins de 200 espèces, qui sont toutes pour la plupart de grands arbustes ou de petits arbres.

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    • 2. La plantation

    Pour s’informer à présent sur leur environnement de prédilection, vous comprendrez vite que leur côté épineux peut vite se faire oublier si l’on prend en compte qu’ils sont très simples de culture et peuvent s’adapter quasiment partout.

    Au niveau de l’emplacement, l’aubépine pousse aussi bien au soleil qu’à mi-ombre. Seule l’ombre lui est défavorable puisqu’elle l’empêche de croitre normalement. Le vent ne lui pose pas de problèmes, il n’y a que les gelées tardives qui pourront lui endommager temporairement sa végétation précoce. La floraison est quant à elle protégée puisqu’elle se forme un peu plus tard.

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    Lorsque vous l’installez au jardin, faites en sorte de l’inclure dans un massif ou en haies mais en évitant toujours que les enfants puissent avoir un accès direct avec l’arbuste ou l’arbre. C’est pour cette raison qu’il vaut mieux éviter d’implanter une Aubépine à proximité de la maison.

    En ce qui concerne le sol, encore une fois pas d’exigences très précises, en dehors du fait d’éviter la présence d’eau stagnante. Le sol doit toujours bien se ressuyer car l’Aubépine redoute d’avoir les pieds dans l’eau surtout en hiver.

    A la plantation, prévoyez toujours un trou d’un volume au moins égal à 3 fois celui du contenant de manière à ameublir le sol, faciliter l’enracinement mais aussi apporter un peu de terreau, de compost et de fertilisants à la terre.

    A savoir : Les Aubépines, tout comme bon nombre d’arbres, peuvent se trouver en racines nues de fin novembre à fin février. N’hésitez donc pas à les planter en cette saison car leur reprise sera tout autant assurée qu’en pot avec un coût un peu moins élevé.

    • 3. L’entretien

    Tout comme pour leur culture, on peut dire que les Aubépines ne sont pas des plantes très difficiles à entretenir, d’autant qu’elles poussent naturellement sous nos latitudes. Suivez simplement les conseils suivants :

    - Arrosez durant les premières semaines qui suivent la plantation puis en cas de sécheresse prolongée afin d’éviter qu’elles ne perdent leurs feuilles prématurément.

    - Fertilisez une fois par an avec un bon apport de compost en paillage au pied. Cet apport favorisera la floraison et gardera l’arbre en bonne santé.

    - Ne taillez que quand cela est nécessaire. Pour ce faire, sachez tout d’abord que les Aubépines ont une croissance assez mal organisée. Les branches poussent de partout, dans tous les sens et les gourmands (rameaux droits à croissance très rapide) sont courants.

    Pour les sujets en arbres, gardez en tête qu’il faudra aérer un maximum l’intérieur, retirer complètement les gourmands potentiels, supprimer les branches mortes ou celles qui s’entrecroisent. Le but étant évidemment de garder le sujet le plus esthétique possible. Pour des sujets d’un certain âge, vous pouvez aussi envisager un élagage pour autant assez léger. Ne coupez pas des branches plus grosses que le diamètre d’un poignet. Cette opération permettra de renouveler une partie des branches et reproduire un feuillage sain l’année suivante.

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    Pour les Aubépines en haies défensive, la taille pourra se faire au carré ou bien de manière libre, si vous choisissez de laisser faire la nature sans intervenir. La haie libre sera plus jolie, surtout si les Aubépines sont associées à d’autres arbustes champêtres et que vous disposez de place. Dans ce type de conception, les animaux et auxiliaires viendront plus facilement y trouver leur nourriture et un gîte.

    • 4. Les maladies et ravageurs

    Comme beaucoup de plantes sauvageonnes, les Aubépines s’avèrent très attractives pour les maladies et ravageurs.

    La maladie la plus problématique se prénomme feu bactérien. Il s’agit d’une bactérie qui infecte les plantes sensibles et qui se déclare brusquement sur un ou plusieurs jeunes rameaux. Chaque rameau infecté se dessèche de l’extrémité et parfois, c’est toute la branche qui noircit en quelques jours puis meurt. Cette bactérie pathogène peut même aller jusqu’à entrainer la mort du sujet en peu de temps. Malheureusement aucun traitement n’est vraiment efficace, mais vous pourrez essayer de limiter l’invasion en sectionnant les rameaux infectés pour les brûler. Un traitement printanier à la bouillie bordelaise peut aussi limiter l’apparition de la bactérie.

    D’autres maladies ainsi que quelques ravageurs peuvent être aperçus, mais ils seront moins dangereux que le feu bactérien. C’est le cas de l’oïdium, la tavelure, la rouille ou les pucerons. Tous se traitent et s’éliminent facilement lorsqu’ils deviennent problématiques.

    • 5. La mise en scène

    Vous l’aurez sans doute compris, les Aubépines peuvent se mettre sur leur 31 à certaines périodes de l’année, mais ce ne sont pas pour autant des arbustes d’une qualité ornementale exceptionnelle. Elles peuvent tout de même intégrer le jardin avec brio si elles sont bien associées. De plus, leur facilité de culture les rendra accessibles aux jardiniers les moins aguerris. Quelques idées de mises en scène :

    - En isolé au milieu d’une pelouse pour les sujets montés sur tige,

    - En massif avec les sujets en tige, ou les ports buissonnants en arrière-plan si vous disposez d’une place suffisante. L’association avec d’autres plantes est extrêmement simple puisque vous pourrez quasiment tout associer à l’Aubépine du moment que les associations restent cohérentes entre elles, autant en terme d’espèces de plantes que de couleurs ou de hauteurs.

    - En haies champêtres ou défensives

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    avec les espèces comme monogyna ou crus galli var pyracanthifolia, extrêmement piquante. Pour les haies champêtres, essayez d’espacer les plantes les unes des autres d’au moins 1 m et associez avec les Aubépines des Cornouillers mâles, Viornes, Prunus spinosa, Fusains d’Europe, etc… Pour les haies défensives, plantez tous les 80cm de façon à ce que la haie puisse jouer son rôle dès le plus jeune âge. En compagnie des Aubépines, utilisez des Pyracanthas, Houx, Prunus spinosa, Berberis ainsi que certains rosiers champêtres.

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