Nom commun : Chèvre naine

Nom scientifique : Capra aegagrus hircus

Famille : Bovidae

Genre : Capra

Origine : Afrique

Taille : de 40 à 50 cm

Poids : mâle 17 à 30 kg / femelle 12 à 20 kg

Durée de vie : 14 ans

Statut juridique : identification EDE

1. LES CARACTERISTIQUES

De la famille des bovidés, la chèvre naine est une variété de petite taille de la chèvre domestique. Cette espèce caprine est issue de bouquetins sauvages domestiqués avant le moyen-âge. Comme pour de nombreuses autres espèces animales, la chèvre fût l’objet de sélection de la part de l’homme pour un meilleur rendement mais aussi pour affiner sa taille ou encore ses couleurs. La taille de cet animal fût réduite pour permettre de maintenir plus d’animaux dans une même bergerie ce qui engendra une baisse de la production de lait… Les éleveurs ont donc été obligé à revenir à une taille plus importante avec des espèces comme la chèvre alpine ou poitevine par exemple. Aujourd’hui le standard de cet animal est de 50 cm au garrot (mâle comme femelle) et de 30 kilos maximum … toutes les couleurs sont acceptées. Les cornes sont tournées vers l’extérieur et une barbiche chez le mâle est quasi permanente. Depuis quelques années apparaît la chèvre extra naine qui elle aussi est issue des même origines génétiques. Son standard n’est pas encore officielle mais sa taille est vraiment réduite environ 30 cm au garrot pour environ 17 à 20 kilos parfois moins. Les croisements de chèvres de petites tailles européennes avec des races du Sénégal et du Tibet en font un animal rustique et particulièrement adapté à notre climat très changeant. La chèvre naine est un animal joyeux et très cabochard qui à des besoins particuliers. Elle ne peut pas vivre seule... Une autre chèvre, un mouton (le Cameroun par exemple, qui ne se tond pas !) ou un mini poney sont des compagnons de jeu idéal. Il faut toutefois vous renseigner auprès de l’éleveur pour savoir si votre biquette est déjà habituée à leur compagnie. Très vite elle apprend à reconnaître la personne qui la nourri et qui prend soin d’elle. En faisant attention aux cornes, les caresses et les câlins doivent être quotidiens. Des bêlements accompagneront votre arrivée au moment du nourrissage et des sauts de cabri seront un moyen de vous inciter à jouer avec elle. La chèvre naine se décline dans de nombreuses couleurs. Blanche traditionnelle ou couleur chamoisée comme ses cousines alpines, il existe aujourd’hui des bicolores, des noires intenses, des beiges, des chocolats, des grises ou encore des tricolores. Le poils reste court en été et se densifie en hiver pour affronter le froid. Le bouc a un pelage très dense et gras car il s’écrête un sébum particulier qui lui confère cette odeur si forte. Les pattes sont pourvues de 2 onglons chez la chèvre. Cette corne pousse continuellement et il vous faudra bien surveiller et tailler au nécessaire. Si vous ne l’avez jamais fait auparavant, rapprochez vous d’un professionnel qui vous montrera. Il est préférable d’être deux personnes pour maintenir l’animal pendant que l’autre taille les onglons. Les onglons s’usent normalement si la chèvre marche sur un sol dur mais dans un pâturage cela n’est pas évident. Il faut donc tailler l’excédent de corne et gratter délicatement la terre située entre les onglons à l’aide d’une grosse paire de ciseaux ou encore mieux d’un taille onglons ! Une chèvre boiteuse développe souvent de nombreuses pathologies qui conduisent parfois à des problèmes graves. Il faut donc prendre très au sérieux la surveillance des pattes et des onglons chez tout les caprins.

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2. L’HABITATION

La chèvre, aussi petite soit elle, est un animal qui a besoin de se dépenser au quotidien. Un enclos trop petit lui serait défavorable et l’ennui la conduirait à faire de nombreuses bêtises. La clôture par elle-même doit être d’une hauteur minimum d’un mètre cinquante car cet animal saute tout de même assez bien. Pensez également à enterrer le grillage et à disposer des renforts régulièrement sur les poteaux car avec ses cornes, la chèvre mettra forcement votre parc à rude épreuve ! Une solution : mettre une clôture électrique devant le grillage. 2 à 3 fils en hauteur suffisent. L’avantage de cette méthode est la plus longue durée de vie de vos poteaux et grillage qui souffrent surtout du frottement des animaux et du dépiquage avec leurs cornes. Un terrain de 100 m² par animal est indispensable si vous la nourrissez au quotidien mais elle devient parfaitement autonome sur 1000 m². Herbes, graminées, arbres et petits rochers ou troncs au sol sont l’aménagement idéal. Un abri de 4 à 5 m² par animal est aussi indispensable pour les périodes d’intempéries ou de reproduction … Ces animaux ; malgré leur robustesse, ont besoin de se réfugier en toute tranquillité en cas d’intempéries ou tout simplement pour se reposer. Pour préserver les pattes des animaux et vous permettre en hiver d’évoluer sur une surface propre, il est possible d’agencer une allée et le pourtour de l’abri avec une couche de caillou, une couche de sable bien tassée et de recouvrir le tout d’écorces de pin non traités. L’avantage de cette triple épaisseur, le drainage efficace des eaux pluviales qui s’infiltreront dans le sol. Le reste du terrain doit être fait d’herbes à pâturer et d’herbes grasses. Pour renouveler ces herbes sur le terrain de vos chèvres deux solutions :

- durant la période hivernale vous découpez l’espace en deux zones. L’une repousse le temps que les chèvres stabulent dans l’autre ….

- si votre abri est grand et bien ventilé, vous laissez vos animaux en stabulation dans l’abri le temps de la mise bas et des premières semaines de vie des chevreaux. L’herbe et les graminées pourront alors être répandues et pousser facilement.

L’abri comme le terrain doivent être entretenus. Chaque semaine, il faut veiller à ramasser les détritus qui par le vent pourraient venir dans le parc ou sur le grillage. Vérifier les clôtures électriques de temps à autre et laver les abreuvoirs extérieurs. Déplacer les troncs, les rochers et les autres ustensiles donnant aux chèvres l’impression d’un nouveaux lieu à explorer. L’abri quand à lui sera paillé chaque semaine et vidé puis désinfecté chaque mois. Une solution facile est de retirer l’excédent de paille et de pulvériser sur le sol et les parois, un produit désinfectant à large spectre comme. Laissez sécher et bien aérer en empêchant les animaux de rentrer. Puis pailler à nouveau … l’abri est comme neuf avec une odeur agréable et très sain pour toute la petite famille. Un râtelier à foin est indispensable pour que les biquettes puissent trouver en permanence du bon foin propre. La pierre à sel attachée ou piquée à hauteur de la tête des animaux évitera les infestations bactériennes et virales. Les gamelles à eau en extérieur comme en intérieur peuvent être reliées à un système de remplissage automatique très rapide, peu couteux et surtout permettant aux bêtes d’avoir une eau fraîche et saine en permanence. Les récipients seront alors nettoyés chaque semaine avec un désinfectant bien dilué. Attention, si l’eau n’est pas en approvisionnement automatique, il vous faudra la renouveler 2 fois par jour en période classique et jusqu’à 4 fois par jour en période de fortes chaleurs. En hiver, pensez surtout à casser la glace qui se forme dans les gamelles.

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3. L’ALIMENTATION

La chèvre est un ruminant doté de plusieurs poches stomacales permettant de digérer la nourriture la plus tenace. Les aliments dont se nourris la chèvre sont particulièrement riches en fibres et cellulose. L’animal avale grossièrement la nourriture qui atteint le rumen (appelé aussi panse) une des poches de l’estomac. Des micro-organismes bactériens vont dégrader ces aliments qui vont ensuite remonter dans la bouche pour être à nouveau mâcher … puis vont se loger dans une seconde poche de l’estomac (la caillette) permettant une dégradation supplémentaire. On dit alors que la chèvre rumine. Les nutriments sont ensuite assimilés dans le système digestif comme tous les autres animaux. Les granulés permettent souvent d’apporter des protéines végétales indispensables à la fabrication musculaire, les fibres et la cellulose des plantes et du foin permettent d’apporter de l’énergie et font fonctionner le transit intestinal. Pour créer un lien avec votre animal, vous pouvez lui offrir des morceaux de carotte, de pain dur ou autres mais attention ces aliments ne font pas partis des produits alimentaires principaux pour votre chèvre. L’obésité est une pathologie dangereuse et conduit souvent l’animal à moins ruminer ce qui est mortel. L’eau est indispensable à nos chèvres en hiver comme en été, elles réclament une eau propre distribuée dans des gamelles saines. Additionner vitamines et minéraux dans l’eau ou un vermifuge n’est pas évident car les chèvres marchent à l’odorat et aux habitudes. Donc si l’eau est colorée, odorante ou stagnante, celle-ci vont la refuser quittent à se mettre en danger. L’eau comme la nourriture sera distribuée chaque jour de préférence à heure fixe. Le foin sera présent en permanence dans le râtelier et de bonne qualité pour apporter à vos animaux, une cellulose de grande qualité nutritionnelle. La pierre à sel sera quand à elle obligatoire pour distribuer par léchage les minéraux et oligo-éléments nécessaire au bon fonctionnement de l’organisme caprin. Le vermifuge et les vitamines sont indispensables pour les chèvres et chaque propriétaire consciencieux ne rate en aucun cas une campagne antiparasitaire. 3 à 4 fois dans l’année, il faut en effet mettre les animaux en stabulation dans l’abri, c'est-à-dire les laisser enfermer dedans durant quelques jours. Attraper chaque animal, l’un après l’autre pour leur administrer à l’aide d’une seringue, une dose de vermifuge que votre vétérinaire vous aura conseillé et préparé. Le lendemain, il est préférable de laisser les animaux en boxes afin de surveiller d’éventuels dérèglements intestinaux.

4. LA REPRODUCTION

Les chèvres naines ou non sont des animaux prolifiques. Précoce, la maturité sexuelle intervient vers 7 mois pour la chèvre et vers 5 mois pour le bouc. Attention tout de même, la chèvre naine ou extra naine n’est pas un animal de rente mais d’ornement et son organisme est plus fragile, plus délicat …Il est donc préférable (voir vital) de ne pas la faire reproduire avant 1 voir 2 ans afin que son organisme soit bien développé et très solide pour la première gestation. La saison des amours chez les chèvres est d’Aout à Décembre mais d’une manière plus générale, les chaleurs sont annuelles chez bon nombre de spécimens. Il est recommandé de ne faire qu’une seule portée par an pour ne pas épuiser les femelles qui ont du mal à reprendre des formes entre les gestations. Les chèvres aux ventres distendus ou creusés sont souvent le signe d’une reproduction trop intensive et mal conduite. Une chèvre rencontrant un bouc une fois par an, va déclencher durant les 3 premiers jours des chaleurs dites de « complaisance » qui n’aboutiront à aucune gestation. Choisissez de faire saillir vos femelles entre novembre et janvier afin que les petits naissent sous des températures clémentes propices à leur bon développement et à une surveillance plus agréable de votre part ! Les chaleurs chez les chèvres suivent un cycle de 20 à 21 jours durant lesquels la chèvre se voit saillie régulièrement par le bouc dominant. Ces saillis courtes et répétitives ont pour but de déclencher une ovulation et permettre ainsi une meilleur réussite de l’accouplement. La chèvre va chercher à intéresser le mâle par des petits bonds et des mouvements de queue bien significatifs. Le bouc quand à lui analyse les odeurs transmises par son harem. En retroussant sa lèvre supérieure, le bouc analyse de manière très sérieuse les odeurs et phéromones des femelles autour de lui, cette posture particulière de la lèvre s’appelle le flehmen. La gestation chez la chèvre dure environ 5 mois, il faut compter entre 140 et 152 jours après la dernière saillie. La chèvre une fois fécondée refuse le bouc qui va en quelques heures se désintéresser d’elle définitivement. La gestation se déroule très souvent très bien et la femelle porte un voir deux petits dans son ventre. Ces petits ont un développement conséquent ce qui implique un grossissement assez important de la femelle. Quelques heures avant la mise-bas, la chèvre s’isole des autres pour être tranquille. Vous pouvez observer discrètement ce merveilleux moment qu’est la naissance du ou des chevreaux. Souvent tout se passe pour le mieux, les contractions débutent lentement jusqu’à la sortie de la poches des eaux. Les contractions s’accélèrent. La chèvre donne souvent naissance debout parfois couché. Le placenta, poche de naissance apparaît et se rompt à son tour, on aperçoit alors les petits sabots. Le chevreau apparaît en position de plongeur : pattes allongées et tête posée dessus. Son expulsion est alors imminente. Une fois sorti, la maman lèche son petit afin de le sécher au plus vite. Le placenta est alors définitivement rejeté … L’opération se répète si la femelle porte plusieurs petits. Il est important de surveiller et de vérifier certaines étapes de l’accouchement pour être certain de ne pas avoir besoin de faire appel à votre vétérinaire. La poche des eaux se rompt bien, le petit se présente bien, les contractions sont régulières, … enfin le rejet de la poche placentaire … si une de ces étapes ne se fait pas correctement vous mettriez en danger la vie du petit et de sa maman donc en cas de problème, seul le vétérinaire intervient efficacement pour aider à la naissance des chevreaux. Attention, si la mise-bas contient 3 petits, il vous faudra nourrir au biberon le dernier de la portée. Le ou les petit(s) se lève(nt) dans les heures qui suivent, la mère qui a appris à reconnaître son odeur l’incite à prendre sa première tétée de lait qui est d’une importance capitale. En effet, le lait de la première tétée appelée aussi Colostrum contient tous les anticorps de la mère et permettra au petit de combattre les maladies rudimentaires durant quelques mois avant qu’il fabrique ses propres défenses immunitaires. Une fois la tétée prise, il faut maintenant apprendre à marcher, à courir, à connaître les autres membres du troupeau et surtout à explorer son univers ! Le chevreau reste proche de sa mère et celle-ci intervient au moindre bellement … mais très joueur et d’une curiosité remarquable il adore aller découvrir son environnement en compagnie des autres petits du troupeau. A partir de quelques semaines en plus du lait maternel, celui-ci va s’essayer à mâcher quelques foins et herbes grasses avant de s’attaquer aux granulés … Le sevrage définitif intervient vers 3 mois parfois un peu plus tard et le jeune chevreau peut rester avec sa maman pendant un ou deux mois supplémentaires … c’est l’apprentissage de la vie. Adopté à 4 ou 5 mois, un chevreau a alors l’âge idéal pour tout apprendre de la vie et de l’univers qui l’attend. Curieux, jovial et très espiègle, la chèvre naine est un animal de compagnie étonnant aussi bien pour les petits que pour les grands.

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  • Gimenez

    Bonjour,
    Combien de chèvres pourrais je adopter pour un terrain de 4000 m2?
    Merci.