Les rosiers font partie des arbustes les plus fréquemment plantés dans les jardins.

Mais malheureusement il est aussi réputé pour ses maladies et attaques d’insectes. La plupart ne lui seront pas pour autant fatales et ne feront que l’affaiblir….

Avec une floraison qui s’étale sur plusieurs mois, et grâce à une gamme de couleurs très variée, il offre un réel intérêt visuel

Mais malheureusement il est aussi réputé pour ses maladies et attaques d’insectes. La plupart ne lui seront pas pour autant fatales et ne feront que l’affaiblir….

LES ATTAQUES D’INSECTES

1. Les pucerons

Le puceron est très certainement le problème majeur sur votre rosier.

Tout le monde a déjà subi une attaque de ce tout petit insecte au printemps ou en été.

Le puceron du rosier est la plupart du temps vert, il ne mesure que quelques millimètres (3-5mm).

On le retrouve sur le bouton floral ainsi que sur les jeunes feuilles (qui ont tendance à se rouler).

La prolifération des pucerons est assez rapide, surtout si chaleur et humidité sont combinées.

Les effets notés seront une plante qui végète et qui aura du mal à pousser. Les boutons floraux attaqués finiront par avorter et tomber.

La plante affaiblie sera plus en proie à d’autres maladies.

Plusieurs solutions s’offrent à vous afin de lutter contre l’invasion :

  • Fabriquez vous-même du purin d’ortie ou de rhubarbe
  • Utilisez du savon noir ou du liquide vaisselle bio que vous diluez dans de l’eau
  • Achetez du produit anti puceron dans votre jardinerie

Piegez un maximum les fourmis de la zone infestée qui aideront les pucerons à se déplacer

2. Les acariens

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les acariens ne sont pas des insectes mais il s’agit en réalité de toutes petites araignées.

Si petite qu’elles sont parfois difficiles à apercevoir.

On remarque cette attaque d’arachnides jaunes ou rouges de différentes façons.

Tout d’abord, cela va de soi par la présence de petites toiles d’araignées, principalement sous la feuille.

Ensuite on constate que les feuilles sont décolorées, dépigmentées.

Les acariens piquent un peu partout sur l’envers de la feuille.

Au bout que quelques jours les feuilles finissent par sécher et tomber.

Qui dit moins de feuille, dit fatalement moins de photosynthèse et donc moins de développement de la plante. La croissance va alors stagner.

Il est tout à fait possible de lutter contre ces petites bêtes :

  • Achetez du traitement anti-acarien biologique que vous pulvérisez directement sous les feuilles
  • Les acariens aiment les environnements secs, pulvérisez donc de l’eau chaque jour a condition que l’endroit ne soit pas trop confiné pour ne pas développer de champignons sur les feuilles

Introduisez un autre acarien phytoselulus persimillis qui est un prédateur naturel de l’acarien rouge et jaune. Il est très utilisé en lutte biologique.

3. L'Oïdium

L’oïdium du rosier est certainement la maladie la plus répandue.

Il s’agit en réalité d’un champignon qui se dépose sur le dessus de la feuille et les boutons floraux en formant un duvet blanc.

Les feuilles les plus jeunes et tendres seront les plus infestées, et finiront même par se rouler. Les boutons quant à eux finiront par tomber.

Cette maladie résulte d’un fort taux d’humidité dans l’air, combiné à de la chaleur. On trouve principalement cette maladie au printemps et à l’automne, quand la différence de température entre le jour et la nuit est important.

Les rosiers plantés dans des endroits ombragés (donc plus humides) sont aussi souvent malades.

Que faire pour lutter ?

Tout d’abord, en préventif il faudra éviter d’arroser sur les feuilles directement et plutôt arroser au pied de la plante.

Si la variété que vous possédez est sensible à l’oïdium chaque année, vous pouvez pulvériser de la bouillie bordelaise en préventif cela renforcera les défenses de la plante.

Afin d’éviter la prolifération il s’avère préférable d’enlever les feuilles malades.

Une fois que la maladie est installée, vous pouvez toujours traiter avec des fongicides à base de soufre.

Il est désormais reconnu que le bicarbonate de soude est efficace sur cette maladie fongique, utilisé à faible dose. Dernière astuce, vous pouvez également utiliser du lait (méthode utilisée par nos ancêtres). Le lait de vache dilué dans de l’eau prouvera toute son efficacité grâce à ses propriétés antifongiques.

4. La rouille

Beaucoup de plantes sont sensibles à l’attaque de la rouille. Elle est caractérisée par de petites pustules oranges-brunes sous les feuilles et des taches jaunâtre sur le dessus.

Comme l’oïdium, c’est une maladie cryptogamique (champignon) qui se développe quand les facteurs chaleur et humidité sont réunis.

Cette maladie n’est pas dangereuse pour le rosier mais peut finir à terme par faire tomber les feuilles. Il s’agit principalement d’un aspect esthétique. La rouille est une maladie qui se propage assez vite dans le jardin grâce au vent qui transporte les nombreuses spores.

Que faire ?

Et bien tout d’abord évitez surtout d’arroser le feuillage et de planter vos rosiers à côté de végétaux qui en sont très souvent infestés (comme les roses trémières par exemple).

Enlevez, si vous pouvez, toutes les feuilles qui sont atteintes et brûlez-les.

Appliquez un antifongique que vous trouverez dans votre jardinerie spécial maladies du rosier. Un fongicide anti oïdium fonctionnera également.

Vous pouvez également faire vous-même de la décoction de prêle que vous utiliserez en préventif comme en curatif.

5. Les tâches noires

Encore une attaque de champignon ! Cette maladie cryptogamique peut très vite s’étendre sur l’ensemble de votre rosier.

Comme son nom l’indique l’ensemble de la feuille est criblé de taches noires plus ou moins grandes. Lorsque la plante est très attaquée il arrive que les boutons floraux soient aussi atteints.

Les feuilles jaunissent et finissent par tomber.

Que faire ?

En préventif vous pouvez appliquer de la bouillie bordelaise dès l’automne. En effet cette maladie va passer l’hiver dans la plante, dans les fissures des écorces et est présente dès le début du printemps pour mieux attaquer.

Ramassez à mesure les feuilles tombées à terre et enlevez celles malades encore sur la plante. Déplacez votre rosier dans un endroit ensoleillé et ventilé si vous constatez chaque année il est malade.

En curatif, vous pouvez aussi appliquer du purin de prêles ou d’orties sur les feuilles. Des produits bio contre les maladies des rosiers existent également en jardinerie.

6. La chlorose

La chlorose n’est en réalité pas une maladie. Elle ne résulte pas non plus de l’attaque d’un insecte ou d’un ravageur.

Il s’agit d’un souci au niveau du sol ou des nutriments.

Le feuillage se claircit ou jaunit peu à peu jusqu’à ce que l’on ne voie plus que les nervures de la feuille en vert plus foncé.

La plupart du temps on parle de chlorose ferrique c’est-à-dire que le rosier n’arrive plus à capter le fer qui se trouve dans le sol. C’est ce qu’il se passe lorsque les sols sont trop calcaires.

La photosynthèse a alors beaucoup de mal à se faire et les feuilles se décolorent peu à peu.

Que faire ?

Attendez l’automne pour déplanter votre rosier. Élargissez le trou en apportant du compost et de la terre plus riche. Mélangez un peu de la terre d’origine quand même dans le trou. Replantez et attendez de voir le résultat dès le printemps. Il est également possible d’apporter de l’anti-chlorose au pied du rosier, il s’agit tout simplement d’un apport de fer (chélate de fer).

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