« Laurier » est un nom vernaculaire très couramment utilisé par les jardiniers, mais qui regroupe beaucoup de plantes radicalement opposées et de genres différents. Dans notre cas, nous nous intéresserons aux lauriers utilisés en haies ou en plantes d’ornement, appartenant au genre des prunus.

1. PRÉSENTATION

Qui dit prunus ne dit pas forcément laurier, là est toute la complexité du classement des végétaux et de leur nom vernaculaire. En effet, ce genre regroupe près de 430 espèces d’arbres et arbustes tous différents les uns des autres, allant des cerisiers fleurs aux arbres fruitiers à noyaux et jusqu’à nos célèbres lauriers persistants à feuilles charnues. À titre d’exemple, les plantes classées dans le tableau suivant seront vulgairement appelées lauriers mais n’auront aucun lien de parenté avec les plantes qui seront décrites par la suite.

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2. CARACTÉRISTIQUES

Originaires de régions du sud de l’Europe, comme la Turquie, les Balkans, l’Espagne ou le Portugal, les lauriers auxquels nous allons nous intéresser sont le laurier cerise ou palme (Prunus laurocerasus) ainsi que le laurier du Portugal (Prunus lusitanica). Ces deux espèces appartiennent à la famille des Rosacées, tout comme les pommiers par exemple.

Le laurier palme a été introduit en Europe occidentale au 16è siècle afin d’y être conduit en haies persistantes et rustiques. C’est peu après, que celui du Portugal fut importé à son tour pour la même utilité, mais avec une rusticité un peu plus faible. Ils sont reconnaissables à leur feuillage vert, coriace et persistant. Même s’ils sont bien souvent maintenus à des tailles réduites, notez qu’ils poussent à des hauteurs de 10 à 15 mètres s’ils sont conservés à l’état naturel. Leur port est aussi très compact, c’est pour cela qu’ils assureront une brise vue très dense et opaque.

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Quant à la floraison, elle se produit au mois de juin, sous la forme d’épis érigés composés d’une multitude de petites fleurs blanches odorantes qui ne verront le jour que sur les sujets non taillés. Ces inflorescences seront suivies par de petites baies noires toxiques.

2.1. Comparaison et exigences

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2.2. Les différents cultivars

Maintenant que vos savez tout de leurs exigences, il est important de mettre en avant certains des cultivars les plus intéressants du point de vu ornemental. En effet, tous ne sont pas forcément utilisables en haies linéaires, mais sont à l’inverse beaucoup plus jolis s’ils sont laissés sous leur forme libre.

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3. LA CULTURE

Les lauriers ne demandent que peu de soins et ne sont que très rarement touchés par les maladies ou les ravageurs.

3.1. La plantation

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La plantation, qu’elle soit en haies ou en isolé, se fera de préférence de mars à mai. À cette époque, les pluies sont relativement abondantes dans bon nombre de régions et les températures varient entre 5 °C et 15 °C.

Gardez toujours en mémoire que vous devrez concevoir une belle fosse de plantation d’au moins 3 fois le volume du conteneur afin de permettre à l’arbuste de s’enraciner rapidement et en profondeur. Dans le cas d’une haie, vous pouvez aussi envisager la conception d’une tranchée dans le but de vous faciliter la tâche.

Un système de tuteurage pourra également être envisagé si vous sélectionnez des arbustes déjà bien développés, sinon cela n’est pas nécessaire.

3.2. L’arrosage

Même si vous plantez vos lauriers en période favorable, c’est-à-dire au printemps, les arrosages complémentaires seront obligatoires car la pluie seule ne sera pas en mesure de leur apporter ce dont ils ont besoin pour s’enraciner. Effectuez donc des apports généreux mais espacés afin de ne pas créer d’asphyxie racinaire par un sur-arrosage. Etant donné leur bonne résistance au calcaire, vous pourrez utiliser autant de l’eau de pluie que de l’eau du robinet.

3.3. La fertilisation

Dès la plantation, la fertilisation est recommandé afin d’enrichir votre sol et de le rendre plus fertile. C’est sa richesse en humus et en élément minéraux qui entrera majoritairement en jeu dans la santé et la vigueur de vos arbustes. Utilisez des engrais organiques en bouchons qui en se décomposant diffuseront des minéraux dans le sol ensuite absorbés par les arbustes. Respectez toujours le dosage inscrit sur l’emballage car il ne sert à rien,  de trop enrichir !

Par la suite, une fertilisation d’entretien sera fortement conseillée surtout pour les Lauriers qui seront plantés en haies. En effet, au fur et à mesure des tailles, les branchages et feuillages que vous exporterez seront autant de matières déstockées du sol. Pour palier à ces exportations, épandez chaque année en sortie d’hiver quelques poignées du fertilisant préalablement cité.

En complément, il vous sera également possible de pailler le pied des Lauriers de manière à garder la fraîcheur du sol tout en enrichissant à nouveau le sol en humus au fur et à mesure de sa décomposition. Choisissez notamment du BRF (Bois raméal fragmenté) ou bien broyez tout simplement les déchets de tailles s’il n’y a aucune présence de maladie sur le feuillage.

3.4. La taille

La taille sera bien différente entre des sujets plantés en haies linéaires carrées, en haies libres ou en arbustes d’ornement.

Dans le premier cas, vous utiliserez bien souvent des outils performants comme la cisaille à main ou le taille haie. Le but est de garder un aspect de ‘mur végétal’ le plus net possible. Procédez pour cela à une ou deux tailles par an en fonction de vos exigences en juin ou en juin et septembre.

Cette technique sera aussi valable pour les sujets conduits selon l’art topiaire car le but est de contrôler au mieux la forme de l’arbuste.

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Dans le second cas, le fonctionnement en haies libres permet à la plante de se développer beaucoup plus à son aise bien qu’elle doive cependant cohabiter avec d’autres arbustes de genres différents dans une grande proximité (plantation entre 1 m et 3 m entre chaque arbuste en règle générale). La taille devra donc se faire pour chacun des arbustes de la haie après leur floraison afin qu’ils puissent toujours en produire une l’année suivante. Respectez aussi la forme naturelle de l’arbuste, en l’occurrence nos lauriers seront taillés en août avec une forme relativement arrondie.

Dans le dernier cas, le but de l’ornement est de laisser la plante s’exprimer encore plus sans toutefois l’obliger à cohabiter avec d’autres arbustes aussi peu espacés les uns des autres. La taille se fera donc en douceur, à l’aide d’une cisaille ou d’un sécateur toujours pour respecter sa forme naturelle, enlever le bois mort et au besoin aérer l’intérieur.

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À savoir : pour ce qui est de la taille de rabattage, notez que les lauriers supportent très bien les fortes tailles sur le bois malgré leur feuillage persistant. C’est ce que l’on peut voir sur ce Laurier fortement rabattu et rajeuni qui repartira ensuite sans problème.

3.5. La multiplication

Les lauriers sont des arbustes très faciles à multiplier :

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En milieu naturel, c’est le semis spontané qui sera le plus courant, c’est pour cela que vous pourrez également procéder ainsi. Laissez simplement l’arbuste fleurir puis laissez mûrir ses graines de manière à les semer pour obtenir de nouveaux sujets. L’inconvénient de cette méthode est que la durée d’attente pour obtenir un sujet digne de ce nom sera assez longue.

Avec le bouturage, le résultat est beaucoup plus rapide d’autant que les Lauriers se bouturent très facilement sur du bois semi-aoûté. Comme pour une bouture traditionnelle, sélectionnez un fragment de branche de l’année d’environ 7 cm au courant de la mi-août. Utilisez des hormones de bouturage ou un produit appelé Osyril pour que la bouture émettent des racines sur sa partie inférieure. Gardez seulement les deux feuilles supérieures et prenez soin de les couper en deux afin d’éviter que la bouture ne se déshydrate. Vous pourrez aussi concevoir un bouturage à l’étouffé en utilisant un plastique sur le pot qui fera office de mini serre.

4. LES ASSOCIATIONS

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Comme nous l’avons dit, il existe mille et une façons de mettre en scène les lauriers mais la solution la plus utilisée sera la haie taillée et linéaire. Dans ce cas, il s’agit d’une plantation monospécifique mais il est tout à fait possible de planter les lauriers en haies libres associées à des arbustes champêtres comme les cornouillés mâles, les noisetiers, les pruneliers ou les aubépines par exemple.

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Pour ce qui est des espèces ornementales, beaucoup seront intégrées en massifs d’arbustes et de plantes vivaces pour y assurer une masse persistante et florifère. Associez-les entre eux mais aussi avec des arbustes caducs dont la liste pourrait être longue (physocarpus, deutzia, callicarpa, weigela, etc.) ainsi que des plantes vivaces couvre-sol (bergenia, géraniums vivaces, millepertuis rampant, asarum, etc.) ou non (digitales, pavots, cœur de marie, fougères, etc.).

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