Les conifères-présentation

 


Bien souvent délaissés au profit des plantes à fleurs, les conifères présentent pourtant un grand nombre d’avantages non négligeables. Il en existe de toutes les tailles et de toutes les formes pour le plus grand plaisir des jardiniers souhaitant un végétal attractif et persistant.

1. LES DIFFÉRENTS GENRES

Les conifères ou résineux font partie des végétaux les plus grands sur terre. Ils sont répartis sur une bonne partie du globe et s’adaptent aussi bien à des conditions sèches et chaudes, qu’à des conditions humides et froides. Leur culture au jardin et donc très facile et durable.

De nos jours, de plus en plus de cultivars sont créés pour la plus grande joie des collectionneurs et des jardiniers néophytes. Les conifères n’ont, dorénavant, plus l’aspect du célèbre thuja, leurs couleurs et leurs formes, toujours plus originales, permettent de le mettre en avant dans la plupart des scènes au jardin.

Parmi les genres les plus connus, vous trouverez, les pins, thujas, cyprès et autres genévriers, etc.

Ci-dessous, une liste non exhaustive des différents genres de conifères :

1.1. Abies

Les conifères-Abies

Voici le genre des célèbres sapins de Noël Nordmann. Les abies comptent environ 50 espèces toutes réparties dans l’hémisphère Nord et plus précisément dans les régions montagneuses. Ils sont très reconnaissables à leurs aiguilles luisantes, souples et ‘douces’, réparties sur la partie supérieure des tiges. Tous, hormis les cultivars nains, disposent d’un port conique relativement bien dessiné.

Ressemblant de très près aux picea, on peut les différencier en arrachant une de leurs aiguilles. Sur l’abies vous aurez un trou bien arrondi et net alors que sur le picea vous aurez une déchirure non circulaire.

L’abies nordmanniana est le plus connu et le plus populaire lors des fêtes de Noël. Il existe des espèces à très bel intérêt ornemental comme celui de Corée aux cônes bleus. La taille des abies est très variable, ils peuvent mesurer de 1 à 40 m !

Les conifères - Abies

Le bois très souple, de ce genre de conifère, est un atout très apprécié pour le travail de menuiserie.

 1.2. Araucaria

Les conifères-AraucariaL’araucaria est un conifère très épineux et piquant, produisant des fruits très appréciés des singes. C’est pour cela qu’on le nomme également « Désespoir des singes ». En effet, il est très difficile pour ces animaux d’accéder aux fruits de cette arbre sans mal !

Il en existe plusieurs espèces mais seule l’auraucaria araucana est couramment planté en France. Très rustique il est aussi très gracieux et présente un branchage homogène. Il pousse presque de façon symétrique et son tronc se dégage petit à petit, laissant apparaître une écorce ridée et très dure.

Son seul inconvénient est sa croissance très lente, il est donc difficile d’avoir un sujet digne de ce nom en quelques années. Les feuilles ne ressemblent en aucun cas à celles des autres conifères mais prennent l’aspect de larges épines très pointues et aplaties.

L’araucaria devra être planté en isolé loin de toute infrastructure car son système racinaire très puissant pourrait occasionner des dégâts aux fondations. Evitez les sols calcaires, gorgés d’eau ou pollués auxquels il est très sensible.

 1.3. Calocedrus

Les conifères-CalocedrusLe cèdre blanc de Californie ou calocedrus decurrens ‘aureovariegata’ est un conifère encore méconnu mais pourtant très intéressant. Sa particularité est que ce cultivar dispose d’un feuillage panaché de jaune. En effet, la plupart du feuillage est vert mais de nombreuses parties végétatives jaunes apparaissent sur l’arbre donnant un effet de contraste et une couleur unique pour un conifère.

Les conifères-Calocedrus

Son port n’est pas très spectaculaire car il prend une forme colonnaire compacte et assez large à taille adulte, rappelant un peu le thuja. Du haut de ses 20 m, il trouvera une place de choix dans de grands jardins où l’originalité prime sur les genres plus courants.

Il existe également des espèces à feuillage vert ou entièrement doré.

1.4. Cedrus

Les conifèresMajestueux, les cèdres sont des arbres de très grande taille. Culminant à une hauteur d’environ 35 m, ils figurent parmi les conifères les plus impressionnants et les plus vénérables. Quelques cultivars sont néanmoins nanifiés ou à port pleureur mais ils sont beaucoup moins répandus.

Leur port, très gracieux pour un arbre de cette grandeur, est formé par des branches très longues et horizontales. Les cèdres disposent d’une croissance rapide, c’est pourquoi ils devront être plantés dans de grands parcs et jardins en isolé où ils pourront s’épanouir librement sans aucune contrainte de place.

La réputation du célèbre cèdre bleu de l’Atlas n’est plus à faire. En effet, celui-ci est très couramment planté dans les jardins de nos châteaux français. Avec un âge pouvant atteindre 1000 ans, les cèdres font partie des conifères les plus remarquables.

Les conifères-Cèdres

Il en existe deux grandes espèces : le cèdre de l’Himalaya (Cedrus deodara), l’un des plus grand cèdre au monde et le cèdre du Liban ou cèdre de l’Atlas (Cedrus libani atlantica) reconnaissable par sa couleur bleu/gris ou dorée ainsi que sa taille plus petite (tout de même 25 m !)

 1.5. Cryptomeria

Les conifères-Cèdres

©minier

Aussi appelés cèdres de Japon, les cryptomerias sont des conifères très appréciés dans ce pays car ils disposent d’un bois très parfumé et imputrescible. Egalement très élégants, leur feuillage est en forme d’aiguilles souples et d’une douceur inattendue. Leur  développement est relativement limité par rapport aux autres conifères, les plus grands cultivars atteignent des hauteurs de seulement 6 à 8 m.

De forme conique, le cultivar elegans est particulièrement intéressant grâce à son feuillage vert virant au bronze à cause du froid en hiver.

Les conifères-Cèdres

©minier

D’autres comme le ‘cristata’ arborent des formes inattendues avec une cristallisation de certains rameaux. Les cryptomerias sont des conifères particulièrement adaptés aux terrains humides, un atout de taille dans les régions du Nord de la Loire et en bord d’eau.

 1.6. Chamaecyparis

Les conifères-Chamaecyparis

Il s’agit sans aucun doute de l’un des genres de conifères offrant la palette la plus large de formes et de couleurs. Beaucoup de ports différents sont représentés chez ces conifères très proches des cyprès : des fastigiés, des pleureurs, des globulaires, des couvre-sol, gracieux ou plus compacts. Pour ce qui est des couleurs, elles vont du vert au doré en passant par des gris et des jaunes.

La taille de ces conifères varie entre 30 cm et 10 m, ce qui permet de diversifier les scènes tout en ayant des volumes persistants et très résistants. La plupart des chamaecyparis préfèrent les sols légers, évitez donc toute plantation en sol argileux. Dans l’ensemble, ils sont assez reconnaissables par leurs écailles aplaties et leurs cônes de petite taille.

Les conifères-nana gracilis

L’espèce obtusa ‘nana gracilis est très appréciée pour ses formes en éventail offrant des effets de volumes très intéressants avec une taille relativement réduite et une croissance lente.

Pour des arbres de plus grand volume à la fois très gracieux et au port pleureur, préférez le Chamaecyparis nootkatensis ‘pendula’, qui magnifiera un arrière-plan de massif composé de plantes basses, ou même en isolé.

Les conifères-chamaecyparis

©minier

Enfin, si vous recherchez une variété innovante et colorée, préférez le chamaecyparis pisifera ‘filifera aurea de forme très originale pour un conifère. Très fin et lumineux, il réconciliera les jardiniers les plus délicats avec les conifères. Son port retombant et sa couleur dorée constituent des atouts considérables pour cette espèce malheureusement peu utilisée.

Les conifères-cyprès de lawson

Le cyprès de Lawson reste l’espèce la plus utilisée car il s’adapte facilement aux formes souhaitées par le jardinier. Il est possible de le tailler en haie ou en topiaire et il en existe de plusieurs teintes. Laissé libre, il prendra une forme plutôt élancée.

 1.7. Cupressus

Les conifères_cupressus

Le cupressus fait partie des conifères vivant naturellement dans les régions chaudes (Amérique centrale, Asie du Sud et régions Méditerranéenne). Qui n’a jamais entendu parler du célèbre cyprès de Provence avec son port fastigié très linéaire et élégant ? Assez peu résistants à l’humidité, ces cyprès préfèrent les conditions plus arides et chaudes. Chez les cupressus les fruits sont nettement plus gros que chez les chamaecyparis, ce qui permet de les différencier facilement.

En règle générale, il faut retenir que ces conifères perdureront que s’ils sont plantés dans les régions où les hivers ne sont pas trop froids et humides. Le sol devra aussi être drainé voire caillouteux pour répondre à leur exigences.

Les conifères-cyprès d'Arizona

Le cyprès de l’Arizona (Cupressus arizonica) de couleur bleu/gris,  est beaucoup moins compact que son cousin toscan. Il pourra également être planté en bord de mer et jusqu’à 2500 m d’altitude.

 1.8. Cupressocyparis

Le cupressocyparis est un hybride entre le cupressus et le chamaecyparis. Leur ressemblance vient de leur feuillage très aplati. Idéal pour faire des écrans, le cyprès de Leyland ou chamaecyparis leylandii est très utilisé de nos jours en remplacement du célèbre thuya beaucoup plus nuisible pour la faune et la flore du sol. Beaucoup ne verront pas la différence mais leur feuillage est plus foncé et leur croissance plus rapide. Dans les bonnes conditions, ces cyprès peuvent croître de plus d’un mètre par an !

En haie, une taille annuelle au cours du mois d’août sera conseillée pour conserver la forme souhaitée. Tout comme pour la plupart des conifères, il est conseillé de faire une taille d’aération au moins tous les 3 ans car la taille ‘au carré’ favorise l’apparition d’une croute empêchant l’air de circuler à l’intérieur du branchage. C’est à ce moment qu’apparaissent les ravageurs comme par exemple les acariens, fatals pour ces conifères.

Les conifères-cupressocyparis

©minier

Comme pour beaucoup d’autres espèces, il en existe de différentes couleurs, allant du doré au vert sombre pour les sujets de taille adulte avoisinant les 25 m de hauteur. Il est donc important de ne pas concevoir de haies trop petites avec ce conifère qui sera plus sujet aux problèmes de santé s’il se trouve trop à l’étroit.

 1.9. Juniperus

Les conifères-Juniperus

En général, les genévriers ou juniperus ne sont pas des conifères de très grande taille (entre 30 cm et 7 m). Très rustiques, ils s’adaptent très bien aux sols pauvres et calcaires, un avantage pour les surfaces où peu de végétaux se plaisent. C’est pour cela qu’ils sont couramment visibles en bord de mer car ils sont également résistants aux embruns. Très facilement reconnaissables, ils sont assez piquants et disposent d’écailles ouvertes plus ou moins grosses.

Bien souvent connus pour leur espèce rampante plus ou moins haute et colorée, il en existe également des formes érigées comme  le juniperus virginiana ‘skyrocket’ ou ‘blue arrow’ qui seront une bonne alternative au cyprès de Provence.

Les conifères-Juniperus

Certaines espèces sont utilisées pour couvrir de grandes surfaces, comme les juniperus horizontalis ou squamanta ‘blue carpet’ (photo ci-dessus).

D’autres, aussi couvre-sol, poussent de façon plus haute et portent leur branchage sur des troncs solides lorsque la plante atteint un certain âge. C’est le cas des juniperus X media qui pourront prendre des formes ‘en nuages’ s’ils sont taillés comme il se doit.

Les dernières espèces auront plutôt des aspects arbustifs et compacts comme le juniperus squamanta ‘blue star’.

Les conifères-juniperus squamanta 'blue star'

 1.10. Larix

Les cornifères-mélèze

©minier

Le mélèze est l’un des rares conifères caducs. En effet, tous les conifères ne sont pas persistants, certains perdent leurs aiguilles. Ils nous viennent, pour la grande majorité des espèces d’Europe, de l’Ouest de l’Asie et même jusqu’au Japon. Ils sont donc capables de prospérer en zone froide et montagneuse et dans quasiment tous les sols du moment qu’ils ne sont pas gorgés d’eau. De croissance rapide, ils disposent également d’un bois très qualitatif, les rendant ainsi très appréciés en plantation forestière destinée aux travaux de menuiserie.

Leur courtes aiguilles sont vert clair au printemps, puis vert bleuté selon la variété et finissent enfin jaunes à l’automne avant de tomber pour laisser les branches nues en hiver. L’écorce des mélèzes change elle aussi de couleur et devient brune, légèrement rougeâtre, avec l’âge.

Les cônes servant à la reproduction apparaissent au printemps, les mâles sont petits et jaunes tandis que les femelles sont rouges. Ces dernières grossissent au fil de l’été pour former une multitude de petits cônes écaillés.

Les conifères-larix-decidua

C’est le larix ‘decidua’ qui sera le plus courant en Europe car il pousse naturellement dans nos montagnes Alpines.

La plupart disposent d’un port conique assez léger et culminent à environ 30 m de hauteur mais des cultivars plus petits, voire retombants comme le larix kaempferi ‘stiff weeper’ sont toutefois très intéressants pour de petits jardins.

1.11. Metasequoia

Les conifères-metasequoia glyptostroboides

Voici un second conifère caduc. Le metasequoia glyptostroboides, mesurant jusqu’à 30m de haut à taille adulte, il arbore une belle couleur bronze à l’automne lorsque les premières fraîcheurs arrivent. L’hiver, il comble son manque de feuillage par une écorce aux teintes rougeâtres très originale. De croissance rapide, ce conifère est capable de résister à des températures de l’ordre de -30°C. À l’inverse, il ne sera pas adapté aux conditions chaudes et sèches. Très gourmand en eau, il faudra lui prévoir un endroit bien dégagé dans un sol riche et humide car il pousse très rapidement les premières années s’il se plaît bien.

Les conifères-metasequoia glyptostroboides

Ses aiguilles sont relativement courtes et fines, lui donnant un atout de plus, surtout lorsqu’on le regarde de près. Le cultivar ‘gold rush’ présentera un feuillage doré très fin et lumineux mais il est cependant moins haut que l’espèce type (environ 15 m).

 1.12. Picea

Les conifères-epicea

L’epicea ou picea, est encore relativement connu pour son utilisation en sapin de Noël. C’est l’espèce excelsa qui sera mise sur un piédestal à cette époque, mais ce genre regroupe aussi le très célèbre ‘sapin bleu’ ou Picea pungens et bien d’autres...

Tout comme les abies, les picea proviennent de l’hémisphère Nord et plus précisément des plaines d’Europe, d’Asie et d’Amérique du Nord. C‘est pour cela qu’ils sont très résistants au froids et à l’humidité hivernale. Ils poussent quasiment dans tous les sols du moment qu’ils ne sont pas asphyxiants. Les picea sont des conifères très résineux dès lors qu’ils ont une blessure où que l’on coupe une branche. Leurs aiguilles positionnées en éventail sont bien souvent moins larges que chez les abies et légèrement plus piquantes. Leur croissance est relativement rapide mis à part pour les espèces naines et, ils peuvent atteindre une taille comprise entre 30 cm et 60 m.

Parmi les espèces les plus intéressantes, vous trouverez :

Les conifères-picea glauca 'conica'

Le picea glauca ‘conica à port conique très compact et à croissance lente. Il est très graphique accompagné par des plantes à aspect plus ‘sauvage’ de type graminées par exemple.

Les conifères

Le picea pungens ‘glauca globosa’, une variante nanifiée du sapin bleu traditionnel. Plus compact et au port assez disproportionné, il donne une touche innovante et colorée.

1.13. Pinus

Les conifères-PinsLes pins représentent un genre à part entière et pas n’importe lequel puisque les pins sont les plus importants de tous les résineux. En effet, les 20 espèces de pins sont réparties dans presque toutes les régions de l’hémisphère Nord. Du Mexique en passant par l’Europe et jusqu’en Chine, ils présentent une grande diversité de formes et de développement dans ce genre.

Les conifères-PinsLa plupart des pins sont de grand développement comme les très célèbres pins sylvestre (Pinus sylvestris), pins noirs (Pinus nigra) et pins parasol (Pinus pinea). Certains, de plus petite taille, sont même très couramment nanifiés, comme une bonne majorité des pinus mugo, avec des développements allant de 50 cm à 2 m d’envergure.

Les pins sont répartis en deux catégories, les pins blancs et les pins noirs. Les blancs disposent de 5 aiguilles agglutinées les unes aux autres alors que les noirs n’en comptent qu’entre 2 et 4. Leurs cônes plus communément appelés ‘pommes de pins’ sont d’aspect très esthétique et appréciés pour des travaux manuels d’esprit nature. Ils sont plus ou moins gros selon les espèces.

Les conifères-Pins

Leur utilisation, au-delà de l’ornemental, est très variée et va du paillage avec leur écorce, aux charpentes avec leur bois. Les pins sont massivement utilisés pour tous les produits qui sont dérivés du bois car ils coûtent beaucoup moins cher que des arbres à bois dur comme le hêtre ou le chêne.

La plupart des pins demandent un sol bien drainé mais pas spécialement très riche. Evitez cependant de planter un pin après un autre si ce dernier a été abattu. Résistants au vent, à la pollution, au froid et à la chaleur, les pins comptent de nombreuses espèces s’adaptant à un environnement spécifique.

1.14. Podocarpus

Les conifères-Podocarpus

Le podocarpus est un conifère très méconnu car peu rustique (environ -10°C). Ses origines australiennes et son habitat naturel situé en altitude, le rendent assez inhabituel au sein de nos jardins. Très fines et petites, les aiguilles sont arrondies et très douces tout en étant disposées régulièrement autour de la tige. Assez ressemblants aux tsuga, les podocarpus présentent des couleurs pourprées, bleutées ou chocolat assez inattendues pour un conifère. Même s’ils atteignent normalement les 2 m de hauteur, leur taille adulte sera beaucoup plus restreinte en France.

Si vous souhaitez en acquérir, offrez leur une exposition très ensoleillée en rocaille et surtout abritée des courants d’airs froids et humides. Parmi les plus simples de culture, vous pourrez notamment trouver le podocarpus lawrencii.

1.15. Sequoiadendron

Les conifères-Sequoiadendron

Voici sans aucun doute le conifère le plus spectaculaire au monde ! Ses proportions titanesques vont de pair avec un âge vénérable car il peut vivre plus de 3000 ans avec une hauteur proche des 80 m, de quoi donner le tournis à n’importe quel jardinier. Cet arbre gigantesque est porté par un tronc monumental à écorce recouverte d’une multitude de feuillets qui la rendent ‘molle’. Il est donc possible de donner un coup de poing dans le tronc du sequoiadendron sans se faire mal.

Son feuillage très long et fin, d’aspect caoutchouteux, est regroupé sur de longues branches légèrement retombantes du tronc jusqu’au bout des écailles. Il demande bien sûr une place très importante pour être planté dans un jardin. Plantez-le en isolé et en arrière-plan pour un bel effet, mais vous n’aurez, malheureusement, aucune chance de le voir à taille adulte.

Originaire d’Amérique, il n’est pas très exigeant si ce n’est qu’il n’apprécie guère les expositions trop ventées.

Les conifères-sequoiadendron gigantum pendulum

Il n’existe qu’une espèce et quelques cultivars dont le sequoiadendron giganteum ‘pendulum’ d’aspect farfelu mais très intéressant.

1.16. Sciadopitys

Le conifère-sciadopitys verticallata

Originaire du Japon, le sciadopitys verticillata est considéré par beaucoup comme un arbre fossile. En effet, des spécimens semblent avoir vécu en Europe il y a près de 230 millions d’années. D’aspect très original, il dispose d’une croissance lente et atteint péniblement les 20 m pour les sujets les plus anciens. Ses longues épines vert foncé sont disposées tout autour et au bout de chaque nouvelle pousse, unique chez les conifères.

Les conifères-sciadopitys verticallata

Tout comme pour sa croissance, sa reproduction est très lente car ses cônes mettent plus de deux ans à mûrir et libérer leurs graines. Même s’il dispose d’un bois d’une très grande qualité pour la menuiserie, il n’est cultivé en France que pour son intérêt ornemental.

Au jardin, il appréciera les sols frais, riches et bien drainés en exposition ensoleillée. Évitez absolument les sols calcaires.

1.17. Taxus

Les conifères-ifL’if est l’un des conifères les plus connus et les plus appréciés dans les jardins contemporains. Sa structure est très facile à tailler, il est donc possible de lui donner des formes plus symétriques et farfelues. Ce caractère lui vient de sa faculté à reformer du feuillage même sur une branche ayant été complètement dénudée d’aiguilles, ce qui est impossible pour la plupart des autres conifères. La plupart du temps, il prendra la forme d’une boule, d’un cône, d’une spirale ou de nuages pour les jardiniers les plus initiés en matière de taille.

À l’état naturel, le taxus pousse en Europe et en Afrique du Nord jusqu’en Iran, il supporte donc les conditions chaudes et rudes. En ce qui concerne l’exposition et le sol, il pourra être planté dans une ombre intense comme en plein soleil dans un sol acide, neutre ou basique, du moment qu’il reste frais.

Les conifères-taxus

Le taxus ne produit pas de cônes mais des petits fruits rouges comestibles entourant les graines qui sont, elles, très toxiques (tout comme le reste de la plante qui produit une toxine véhiculée dans la sève). Il en existe bon nombre d’espèces plus différentes les unes des autres, du couvre-sol (taxus ‘repandens’), au port fastigié (taxus baccata fastigiata’) en passant par des formes plus hautes et éparses atteignant des hauteurs d’une quinzaine de mètres.

Sa très grande longévité (1500 ans) et son caractère bonsaïfiable notamment pour l’espèce cuspidata, font de l’if un conifère très facile à entretenir.

1.18. Thuja

Les conifères-thuja

Très reconnaissable par l’odeur qu’il dégage lorsqu’on coupe un rameau de feuilles, le thuja a été massivement utilisé depuis quelques dizaines d’années dans la confection de haies persistantes à croissance rapide. Ses nombreux avantages (bouturage simple, facilité de taille, etc…) ont provoqués un engouement certain de la part des jardiniers. Dorénavant, beaucoup de spécialistes s’accordent à dire que le thuja plicata ‘atrovirens utilisé dans les haies, aurait de nombreux aspects néfastes sur l’environnement. En effet, leurs déchets de taille se dégraderaient très lentement et la plante elle-même ‘stériliserait ‘ le sol, empêchant la repousse de toute autre plante après lui sans un changement de terre. C’est pourquoi il est interdit dans beaucoup de communes dès lors qu’il est planté en haie.

Ses rameaux plats sont souvent beaucoup plus pâles que chez le cyprès de Leyland et il pousse en forme de cône s’il est laissé au naturel. Il pourra également atteindre une taille adulte supérieure à 20 m. Adaptés aux conditions fraîches et pluvieuses, ils sont facilement cultivables dans le Nord de la France.

Il en existe bien entendu d’autres espèces vivant naturellement en Amérique du Nord et dans l’Est de l’Asie. Certains sont de plus petite taille et d’aspect plus ornemental que le plicata.

Les conifères-thuja

C’est le cas des thuja occidentalis ou orientalis qui, par leur forme érigée ou globulaire et leurs teintes parfois dorées, sont plus attractifs. À titre d’exemple, le thuja orientalis aurea nana sera très lumineux en rocaille avec des graminées. Le thuja occidentalis ‘emeraude’, lui, permettra d’apporter une touche beaucoup plus rustique que le cyprès de Provence par sa forme érigée.

1.19. Tsuga

 

Les conifères-tsuga

Conifère assez méconnu, le tsuga vient d’Amérique du Nord et d’Asie du moyen Orient. Très esthétique grâce à son branchage peut fourni et donc assez léger, ce sont les espèces naines et couvre-sol qui seront le plus souvent utilisées. C’est par exemple le cas pour le tsuga canadensis ‘jeddeloh’, au port retombant et très dense peu habituel  en  premier plan de rocaille sèche. Ce conifère est en effet une très bonne alternative aux genévriers rampants. De plus, sa croissance plus lente et ses branches formant des vagues le rendent attractif sans avoir besoin de le tailler.

Ces nouvelles pousses vert tendre prendront ensuite une teinte plus prononcées. Il ressemble un peu à l’if mais ses aiguilles sont cependant plus courtes et légèrement plus douces. Peu importe qu’il soit planté à l’ombre ou au plein soleil, du moment que le sol reste frais et riche.

2. L’ACHAT

Les conifères-achat

Les conifères sont, dans une très grande partie des cas vendus en conteneurs. Il est cependant possible de les acquérir en mottes grillagées, pour de gros sujets ayant été cultivés en pleine terre. Si vous choisissez cette solution, la plantation est recommandée durant l’automne lorsque la plante n’est pas au summum de son activité. La plantation en conteneur est possible toute l’année du moment qu’il ne gèle pas.

L’exception, elle, sera faite pour les genres un peu frileux, comme les cyprès de Provence qui devront être plantés au printemps si vous habitez dans une région assujettie aux fortes gelées. C’est aussi à cette période que vous trouverez le plus grand choix en rayon.

3. LA MISE EN SCÈNE

Il existe mille et une façon de mettre en scène les conifères, le choix est tellement vaste que chacun aura son propre rôle et un attrait unique au jardin. Parmi les meilleurs mises en scènes, vous pourrez les planter des façons suivantes :

Les conifères-plantation-isolé

  • En isolé

Cette technique de plantation permet de mettre un conifère, bien souvent de grande taille, en point focal dans le but de donner de la profondeur au jardin. L’Objectif peut aussi être tout simplement, de le mettre en avant dans un endroit déterminé du jardin. Pour une plantation en isolé, n’hésitez pas à laisser plusieurs dizaines de mettre tout autour de l’arbre pour éviter de l’étouffer avec d’autres arbres ou arbustes qui dégraderaient la scène créée.

Les conifères-ambiance japonaise

  • Ambiance Japonaise

Dans ce cas, les associations de plantes sont indispensables mais toujours en prenant soin d’épurer au maximum la scène. Le minéral doit aussi être mis en valeur en gardant vides des zones plus ou moins importantes, où seuls des pierres et du paillage au sol apporteront une touche de couleur. Les conifères utilisés seront aussi taillés ou nanifiés pour rester dans l’esprit japonais. Les formes en nuages sont de très bons choix avec des pinus ou autres taxus.

Les conifères-jardin de pot

  • Jardin de pots avec des formes naines

Les conifères nanifiés ou de petit développement sont parfaitement utilisables en pots. C’est pourquoi vous pourrez associer plusieurs genres et plusieurs espèces aux formes et au couleur différentes. Jouez également avec des pots plus ou moins grands tout en gardant une ligne conductrice avec une collection de pots de même forme.

Les conifères-rocailles

  • Rocaille, jeux de volumes et de couleurs

Il existe de nombreuses façons d’animer les conifères dans ce genre de scènes. Associez-les avec des plantes aux mêmes exigences et appréciant les terres acides. Plus la rocaille aura un aspect ‘sec’ et plus vous devrez apporter des touches de minéral tout en intégrant pourquoi pas un point d’eau.

Les conifères-rocaille

Pour une concentration de plantes plus importante, n’hésitez pas à utiliser des plantes fleuries comme ici avec une pivoine et une azalée à feuillage caduc. Dans ce cas, les couleurs se complètent et donnent des scènes absolument remarquables.

Les conifères-aspect sauvage

  • Jardin foisonnant de vie à l’aspect sauvage

Cette dernière manière de mettre en scène les conifères est de plus en plus utilisée pour de grands massifs où les jeux de volumes et de formes sont complètement contradictoires. Cette effet magnifie les plantes et peut donner un esprit de nature foisonnante dans des régions où les étés sont chauds et secs. Pour ce faire, utilisez des graminées et des vivaces de plein soleil comme le macleaya, le delphinum ou autre nepeta. Afin de créer ce contraste original, plantez des conifères à aspect régulier comme ici avec le cyprès de Provence en premier plan, le sequoiadendron pleureur sur la gauche et des pins en arrière plan.

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