Proche parent du cognassier comestible ou cydonia, le cognassier du Japon est un genre ornemental particulièrement apprécié pour sa floraison précoce, abondante et colorée.

1. DESCRIPTION

Originaire comme son nom l’indique du Japon, de Chine mais également de Corée, cet arbuste appartient à la famille des Rosacées, très reconnaissables à leurs fleurs aux cinq pétales ronds, identiques à celles des pommiers.

Vous pourrez aussi les trouver sous le nom scientifique : Chaenomeles.

1.1. Caractéristiques

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Le premier intérêt du cognassier du Japon est bien entendu sa floraison. C’est à partir du mois de février qu’apparaissent une grande quantité de boutons floraux, donnant ensuite naissance à de beaux regroupements de fleurs jusqu’en avril. Les couleurs dominantes des fleurs sont le rose, le rouge, le blanc ou l’orangé. Ces dernières s’épanouissent majoritairement sur les branches âgées de plus de deux ans.

Elles sont ensuite suivies au cours de l’été par des fruits ronds de taille moyenne et de couleur vert-jaune. Leur peau très parfumée et leur qualité gustative, une fois cuit, font qu’ils se cuisinent parfaitement en gelée ou confiture.

Les feuilles sont, quant à elles caduques, allongées, arrondies et finement dentelées. Les nouvelles pousses sont aussi pourprées à leur débourrement. Leur croissance est moyenne.

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En ce qui concerne la forme et le port des arbustes, ils prennent dans la plupart des cas, des dimensions de 2 à 3 m de hauteur pour autant d’étalement. La touffe est compacte, composée de branches épineuses et très enchevêtrées, un peu à la manière des ronces, rendant ainsi le buisson impénétrable.

1.2. Les différentes variétés

On recense quatre espèces de Chaenomeles et un hybride très connu associant les avantages de ses deux parents.

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2. LA PLANTATION

Il va de soi que les cognassiers du jardin seront majoritairement présents en rayon à l’époque où ils seront le plus colorés. C’est donc en mars / avril que vous pourrez les acquérir même si leur plantation en pleine floraison, et surtout à cette saison de l’année, n’est pas conseillée. En effet, la possibilité de gelées tardives sur des fleurs épanouies en serre est un risque à prendre en compte. L’influence sur l’arbuste n’est pas spécialement grave mais les fleurs ou les jeunes feuilles peuvent se trouver brulées.

En ce qui concerne leurs besoins (climatiques et pédologiques), ils peuvent être plantés dans bon nombre de situations grâce à leur grande rusticité au froid et leurs faibles exigences. En conditions idéales, offrez-leur si possible un minimum de soleil et une protection des vents froids si vous souhaitez profiter au mieux de leur belle floraison.

Les atmosphères sèches, les sols bien drainés et légèrement acides sont favorables mais l’humidité, le calcaire sans excès ou encore la pauvreté du sol ne les empêcheront pas de vivre.

À la plantation, ameublissez tout de même votre sol pour le décompacter et favoriser une reprise plus rapide de l’arbuste. Épandez aussi un paillis pour le recouvrir ou bien plantez les vivaces couvre-sol.

3. L'ENTRETIEN

3.1. Arrosage et fertilisation

Arrosez le cognassier du Japon durant les premiers mois qui suivent sa plantation. Ensuite, il sera complètement autonome grâce à la fraîcheur que lui donnera le paillis au sol et l’eau venue du ciel.

Pour la fertilisation, elle n’a rien d’obligatoire mais un apport automnal d’engrais riche en phosphore et en potasse encourage une floraison encore plus abondante le printemps suivant. Après cette floraison, utilisez de l’engrais organique équilibré en N, P, K (azote, phosphore, potasse) pour aider l’arbuste à poursuivre une croissance vigoureuse et un beau feuillage.

3.2. La taille

C’est peut-être l’éternel problème pour ces arbustes. En effet, leurs branches sont tellement entremêlées qu’il est quasiment impossible et inutile de garder un port aéré. Limitez-vous seulement au rabattage des branches plus anciennes chaque année, après la floraison, de manière à ce que le cognassier du Japon en reforme de nouvelles pour régénérer les floraisons futures. La taille en boule ou au carré avec un gabarit identique chaque année n’est pas conseillée, car au fil du temps, l’arbuste sera envahi de bois mort à l’intérieur et donc moins florifère.

3.3. Multiplication

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La multiplication des cognassiers est contrairement à la taille, un véritable jeu d’enfant !

La façon la plus simple est le prélèvement de drageons qui peuvent sortir çà et là tout autour du pied mère. Il s’agit en fait de racines superficielles qui au contact de la lumière émettent un bourgeon à bois qui se transformera ensuite en jeune tige.

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Le bouturage est aussi possible au cours du mois d’août sur de jeunes rameaux de l’année semi-aoûtés.

C’est-à-dire que vous devrez prélever un fragment d’environ 7 cm en le coupant sous un œil qui commence à se lignifier (raidir et durcir avec l’âge). Trempez cette extrémité dans un produit naturel appelé osiryl puis bouturez à l’étouffée dans un godet de terreau enfermé dans un sac plastique qui gardera l’humidité et favorisera l’apparition de racines sans que la bouture ne se déshydrate.

3.4. Maladies et ravageurs

La maladie la plus visible chez le cognassier du Japon est la chlorose. Cette décoloration du feuillage intervient en cas de sol excessivement calcaire et ralentit ainsi la croissance de l’arbuste tout en l’affaiblissant. Seul un travail de fond ou un déplacement sera réellement efficace. Si cela est impossible, remontez votre pH superficiellement par un apport de terre de Bruyère et un traitement anti-chlorose à base de fer.

Plus rarement et sur des sujets vieux ou affaiblis, ce sont les chancres qui pourront s’installer. On les reconnaîtra par un boursouflement de certaines zones du branchage et l’écorce qui s’exfolie. Pour les éliminer, coupez les branches atteintes et brûlez-les. En cas de chancre à la base de l’arbuste, le nettoyage au couteau ou au sécateur de toute la partie malade jusqu’à retrouver une partie saine est obligatoire. Recouvrez ensuite la blessure formée à l’aide d’un baume cicatrisant.

Les ravageurs les plus courants seront les pucerons ou autres cochenilles. Rien de bien méchant si l’attaque est vite régulée par la pulvérisation de savon noir ou d’un insecticide systémique en cas d’attaque plus sévère.

4. LA MISE EN SCÈNE

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Malgré sa sublime floraison, l’atout ornemental du cognassier du Japon lorsqu’il est seul n’est pas forcément éblouissant. Associez-le toujours à d’autres arbustes qui prendront le relais avec des couleurs de feuillages et des floraisons dès que le cognassier sera moins attractif. C’est par exemple le cas dans cette scène où il a été associé à du photinia, aamammelis et abelia. Son pied est aussi orné de tiarelle et d’iberis qui le mettent bien en valeur.

Vous pourrez également agrémenter le pied d’un arbre pour les plus petits cultivars, en compagnie de plantes vivaces à nouveau colorées comme c’est le cas ici des lamiums, fenouils bronze et Hellébores.

La plantation le long d’un mur à l’ombre est également réalisable et assurera une très bonne protection des courants d’air froids. La floraison sera au rendez-vous, même si le soleil lui permettrait d’être plus abondante.

Enfin, une dernière possibilité vise à intégrer un ou plusieurs cognassiers du Japon au sein d’une haie composée de différents arbustes au rôle défensif. Les berberis, pyracanthas et autres aubépines seront des alliés de choix.

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