L'éco-jardinage_principale


L’éco-jardinage est une façon simple et efficace d’entretenir son jardin tout en préservant l’environnement par des gestes naturels et de manière économique.

1. POURQUOI L’ÉCO-JARDINAGE ?

L’éco-jardinage est avant tout un engagement que vous prenez pour entretenir vos espaces verts. Vous allez révolutionner votre manière de jardiner grâce à de petits gestes quotidiens.

L’installation d’un hôtel à insectes, un coin de jardin laissé volontairement en friche, la mise en place d’un composteur…Voilà ce qui vous permettra  de devenir un « éco-jardinier » !

C’est avec de petits riens que l’on fait de grandes choses, ces petits gestes vont vous permettre de réduire vos utilisations de pesticides et favoriser ainsi la biodiversité dans votre jardin.

Vous préserverez la nature et aurez la chance d’accueillir dans votre jardin des abeilles, des papillons, des oiseaux, des grenouilles, des hérissons et bien d’autres animaux. Vous allez changer vos habitudes et utiliser de nouvelles techniques de jardinage qui vous permettront de préserver la nature et sa biodiversité.

2. LES GESTES À ADOPTER

2.a. Connaître et préparer son sol

• Connaître votre sol :

Le sol est différent selon les régions. Observez-le pour le travailler plus facilement. Il se classe en plusieurs catégories :

Préparer son sol

(à gauche une terre argileuse et à droite une terre humifère composée de tourbe et de matière organique décomposée).

différents sols

Le pH est également très important à déterminer puisque chaque plante réagira différemment selon l’acidité ou l’alcalinité du sol dans lequel elle se trouve. Ce fil conducteur vous guidera dans vos plantations futures et vous permettra de choisir le type de plantes adaptées à votre sol. 

• Les plantes de terre de bruyère par exemple aiment les sols acides (pH inférieur à 7), d’autres les sols basique (pH supérieur à 7), mais la plupart des végétaux se contentent d’un sol neutre soit un pH de 7.

Vous pouvez facilement déterminer ce pH en utilisant des tests vendus en magasin ou en faisant analyser votre sol par un laboratoire spécialisé. À défaut, il existe de nombreuses techniques faciles et peu coûteuses, que vous pourrez réaliser vous-même. Parmi les plus utilisées : la technique des bandelettes. Fiables et simples d'utilisation, ces bandelettes vous permettront de déterminer le pH de votre sol grâce à un phénomène de colorisation lors de la réalisation du test.

Astuce pour un test maison : placez une poignée de terre dans un verre puis ajoutez quelques gouttes de vinaigre. Si vous observez des bouillonnements, cela signifie que votre sol est calcaire. S’il n’y a aucune réaction, votre terre est neutre ou acide.

Test pH maison

 Pour faire la différence, le test à la bandelette est vivement conseillé.

• Préparer votre sol :

La réussite de vos cultures dépend de la préparation de votre sol. Celui-ci doit être travaillé avec soin, sans bêchage profond, pour ne pas mélanger les différentes couches ou strates et éviter ainsi de perturber la microfaune et la microflore.

Vous aurez le choix entre deux types de préparation :

- manuel : opération effectuée à l’aide d’une fourche à bêcher ou d’une gélinette, pour aérer la terre sans la retourner, d’une griffe, pour casser les mottes de terre et d’un râteau, pour le ratisser.

- mécanique : technique plus adaptée pour les sols lourds et les grandes surfaces avec un motoculteur car ce dernier mélange les couches superficielles du sol. Vous ne devrez donc pas le labourer tous les ans !

2.b. Enrichir son sol

Pour que vos plantes se développent correctement, votre terre aura besoin d’eau, de minéraux (N , P , K ou Azote , Phosphore , Potasse) et de matières organiques. Les adventices (mauvaises herbes), bien souvent indésirables dans le jardin, sont de vraies indicatrices de la nature et de la qualité du sol. L’Ortie, par exemple, adore les sols fertiles alors que le Coquelicot ne poussera que dans un sol pauvre. Un sol mal drainé et acide sera couvert de mousse. Il est donc conseillé de bien observer son sol avant de planter de nouveaux végétaux.

Pour enrichir votre sol au fil des années, vous pourrez utiliser différentes techniques :

  • Le compostage :

Le compostage

le composteur peut être fait-main ou acheté dans le commerce. Celui-ci servira à recycler vos déchets verts ou bruns. Ce processus simple de décomposition des éléments organiques offrira un amendement naturel à utiliser directement dans vos massifs et au potager. Cet apport allègera votre terre et permettra des économies d’engrais, de terreau et d’eau. De plus, en l’utilisant vous réduirez vos déchets.

Les engrais verts• Les engrais verts : ce sont des plantes ayant un grand intérêt pour le sol. Elles sont à planter dans votre potager ou votre jardin d’ornement. Ces plantes ont l’avantage de pousser vite et donc de couvrir rapidement le sol, étouffant ainsi les adventices. De plus, elles protègeront votre sol lors de fortes pluies, évitant ainsi qu’il ne soit « lessivé ». Une fois à maturité, il suffira de les faucher et de les laisser sécher. Leur décomposition enrichira votre sol en matières organiques et produira un engrais 100% naturel. Vous pouvez également les mettre dans votre composteur.

(source : wiki Rasbak)

Les plus utilisées sont la Moutarde, le Colza ou la Phacélie.

2.c. Pailler le sol

Pailler le sol

Cette technique consiste à recouvrir le sol de matières organiques ou minérales pour l’enrichir et le protéger. Elle peut s’appliquer partout dans votre jardin : au potager, au verger, au jardin d’ornement mais aussi dans vos potées et jardinières.

Le paillage permet de mieux garder l’humidité, limitant ainsi les arrosages. Il empêche également la germination des adventices, améliore la structure du sol, favorise la vie microbienne de celui-ci et créé un lieu propice pour les insectes utiles au jardin. Il isolera aussi les racines des plantes du froid hivernal.

2.d. Privilégier les plantes adaptées à votre climat

Il faut savoir qu’une plante adaptée au climat local demandera moins d’entretien et d’arrosage qu’une plante qui ne l’est pas.

Au sud de la Loire, privilégiez les plantes résistantes à la sécheresse. Vous limiterez ainsi les apports en eau. Les plantes adaptées au climat méditerranéen seront plus adaptées à cette situation. À titre d’exemple, pensez aux plantes à feuillage gris (Lavande, Romarin, Thym, Dorycnium), aux Cactées, mais aussi aux plantes succulentes qui apprécient les expositions ensoleillées et l’aridité.

Plantes adaptées au climat

N’allez surtout pas contre nature car vos plantations risquent de ne pas durer.

Au nord de la Loire, l’utilisation des plantes méditerranéennes n’est pas adaptée à l’humidité importante et au froid (Palmiers, Oliviers, Phormium, Bougainvilliers, etc…), il existe beaucoup d’autres genres qui pourront facilement s’acclimater.

2.e. Connaître les plantes compagnes

Les plantes compagnes

(source : wiki airelle)

Cette technique appelée « le compagnonnage » était très pratiquée avant l’utilisation des pesticides.  Grâce au choix judicieux de leurs plantes voisines, les cultures potagères bénéficieront d’un meilleur environnement.

Ainsi, certaines plantes éloignent les insectes, d’autres favorisent la croissance de leurs voisines…

Par exemple, les aromatiques comme le thym, la sauge ou encore le romarin éloignent la piéride du chou (papillon attiré par l’odeur du choux).

Les carottes, elles, font fuir la mouche de l’oignon et la teigne du poireau. N’hésitez donc pas à les planter à proximité.

Beaucoup d’autres associations existent et vous faciliteront la tâche !

2.f. Installer des végétaux méconnus et des espèces anciennes

Les végétaux méconuusDe nos jours, un jardin respectueux de l’environnement passe aussi par la diversité des végétaux qui le composent. Pour lutter contre l’homogénéisation des cultures ainsi que des fruits et légumes proposés à la vente, et redécouvrir des goûts oubliés, quoi de mieux que de planter des variétés anciennes de plantes potagères. Elles sont plus résistantes aux maladies modernes et moins dépendantes de l’homme pour pousser (apport d’engrais ou d’eau). Lancez-vous dans la culture des variétés anciennes telles que les Poires de terre (Cf photo), les Oca du pérou, les Panais et autres Tomates anciennes !

Vous pourrez faire de même dans votre jardin d’ornement de manière à augmenter la biodiversité. Beaucoup de genre méconnus sont proposés en magasin et offrent ainsi une alternative aux plantes traditionnelles comme le Forsythia et autre Groseillier fleurs. Venez donc découvrir les Stachyurus (Cf photo ci-dessous) avec leur floraison hivernale, les Toona et leur feuillage rose bonbon au printemps mais aussi les Edgeworthia et leur parfum envoûtant !

Les espèces anciennes

2.g. Économiser l’eau

L’eau est une ressource indispensable qui est devenue rare et précieuse. Elle doit donc être utilisée avec modération. Les jardiniers sont souvent de grands consommateurs d’eau, mais il n’est jamais trop tard pour changer.

Les quelques conseils ci-dessous vous aideront à changer vos habitudes :

Les espèces anciennes - récupérez l’eau de pluie en installant des récupérateurs à eau directement reliés à vos gouttières comme une citerne ou des tonneaux par exemple. L’eau de pluie est idéale, elle est gratuite, pauvre en sels minéraux et elle ne contient ni chlore ni fluor. Sachez que pour une maison de 100 m², vous pourrez récolter de 5 000 à 7 000 litres d’eau par an.

 - en période de sécheresse n’arrosez que les plantes fragiles de préférence le matin ou le soir. En ce qui concerne la pelouse, l’arrosage est purement esthétique car les graminées qui la composent sont tout à fait aptes à résister aux sécheresses estivales. Elles brunissent sous l’effet du soleil et de la sécheresse du sol mais se régénèrent dès le retour des pluies automnales.

 - adaptez votre arrosage selon le stade de développement de vos plantes. Pendant le premier mois de vie de vos plantes un apport régulier d’eau est indispensable puisqu’il permet le bon développement de leur système racinaire. Ensuite les arrosages pourront être espacés pour forcer les racines à s’implanter en profondeur. Vous devrez être également vigilants avec vos semis qui sont très sensibles au manque d’eau. Il faudra donc les arroser régulièrement. N’hésitez pas à toucher la terre pour vous assurer de son humidité.

 - préférez un arrosage hebdomadaire abondant plutôt qu’un arrosage quotidien en faible quantité. Vos plantes développeront leurs racines en profondeur et seront plus résistantes aux sécheresses et à la chaleur.

 - utilisez un arrosoir qui vous permettra de mieux doser vos apports en eau.

Économiser l'eau_2

2.h. Accueillir la faune et la flore

Votre jardin doit garder son aspect naturel, laissez la nature prendre possession d’un coin de terre. Ainsi, la faune et la flore créeront un équilibre qui profitera à tout votre jardin. Cette diversité biologique favorisera les alliés du jardinier et évitera la propagation des parasites et des maladies.

Les habitats naturels

Pour cela, vous pourrez mettre en place des habitats naturels tels que des abris suspendus où les oiseaux pourront nicher. Ces « cachettes naturelles » leurs serviront de refuge et leur permettront d’abriter et de protéger leur progéniture. À terre, installez des tas de bois, hôtels à insectes ou encore des murs de pierres qui feront office de gîtes pour de nombreux petits animaux et insectes.

N’hésitez pas à nourrir les oiseaux dès l’apparition des premières gelées, en pensant à placer les aliments hors de la portée des chiens et des chats.

Aménagez aussi un point d’eau, qui, même petit, attirera les grenouilles et crapauds, les oiseaux, les libellules et bien d’autres…

Pour finir, vous pouvez créer une haie champêtre qui permettra aux petits animaux d’y trouver refuge pendant les intempéries et pourquoi pas aussi d’y nidifier.

2.i. Privilégier la lutte biologique

Lutte biologique

Ce principe a été inventé il y a plus de 150 ans. Grâce aux multiples plantes présentes dans votre jardin, vous attirez de nombreux insectes utiles au jardin. Les coccinelles, les chrysopes, les guêpes ou encore les araignées sont autant de carnivores très utiles puisqu’ils se nourrissent d’autres insectes et de micro-organismes présents dans votre jardin et nuisibles pour vos plantes.

Ces insectes utiles aux jardiniers maintiennent l’équilibre des êtres vivants du jardin, alors que l’utilisation de désherbants, de produits pesticides ou autres engrais chimiques détruit cet écosystème fragile.

Faites donc appel à la nature en employant des prédateurs naturels ou des produits issus de sources végétales et non de molécules de synthèses pour combattre les ravageurs de votre jardin. Ces prédateurs deviendront des auxiliaires et rétabliront l’équilibre naturel.

2.j. Prévenir les maladies de vos plantes

Les traitements biologiques : En fortifiant vos plantes, vous allez anticiper les attaques de maladies et de ravageurs.

Il vous suffit de prélever des plantes sauvages dans la nature, telles que l’ortie, la consoude ou encore la prêle. En les faisant tremper dans de l’eau de pluie, vous obtiendrez une préparation gorgée de principes actifs. De nombreuses recettes de purins, décoctions, infusions ou macérations existent, elles sont économiques et simples à réaliser.(cf fiche sur ‘Les traitements biologiques’).

Les traitements bio

La rotation des cultures : alterner les cultures dans votre potager permettra de préserver votre sol et ainsi d’obtenir de belles récoltes variées chaque année. Si vous cultivez plusieurs années de suite la même culture au même endroit, cela épuisera votre sol, qui présentera des carences en certains minéraux nécessaires au bon développement de vos plantations. La rotation des cultures permet également de limiter la propagation des maladies.

Les plantes potagères sont répertoriées en quatre groupes à alterner d’une année à l’autre dans votre potager :

• les légumes « feuilles » (épinard, salade)

• les légumes « racines » (radis, carottes, navets)

• les légumines « graines » (pois, haricots)

• les légumes « fruits » (melons, courges, tomates).

Schéma 1 (en attente)

3. POUR ALLER PLUS LOIN

Des études récemment menées montrent que neuf foyers sur dix, soit 13 millions de Français, possèdent un coin de jardin. Parmi ces jardiniers, tous ne sont pas logés à la même enseigne puisque 59% ont un jardin, 47% une terrasse, et 32% un balcon. Les autres se contentent d’un rebord de fenêtre pour s’adonner à ce hobby. Grâce à tous ces jardiniers, les surfaces cultivées s’élèvent à plus d’un million d’hectares, ce qui représente 4 fois la superficie des réserves naturelles. Chacun à son échelle peut protéger la nature et ainsi protéger la planète.

Grâce à ses techniques écologiques, votre jardin retrouvera un aspect plus naturel. Pour rester dans cette démarche de respect de l’environnement, rien de tel que la ‘récup’ ! Vous pouvez, entre autre, récupérer vos pots à yaourts pour en faire des godets de semis, vos vieilles fenêtres comme châssis ou encore vos pots de confitures pour garder au sec vos graines pour l’année suivante.

Alors rien de tel qu’un peu de bon sens et à vous le jardin « écologiquement correct » !

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