1. DESCRIPTION

Petite plante sans prétention mais mignonne à souhait, le Tillandsia raquette ou Tillandsia cyanea de son nom scientifique, est une plante épiphyte caractéristique de sa famille. C’est l’une des plus courante de ce genre bien que le monde des Tillandsia tende à se populariser de plus en plus.

1.1. Origines

Le Tillandsia raquette nous vient tout droit des forêts humides d’équateur. Nous avons vu qu’il s’agit d’une épiphyte. Derrière ce nom étrange, il s’agit d’une caractéristique végétative dans laquelle les plantes ne poussent pas directement dans le sol mais bel et bien suspendues dans les branches des arbres. A l’état naturel, elles se retrouvent toujours en hauteur et se servent de leur support uniquement pour s’accrocher. Il n’y a aucune concurrence ou parasitage pour son hôte, c’est une relation tout à fait pacifiste. Ses proportions restent sensiblement les mêmes que ce soit en culture ou dans son milieu d’origine.

1.2. Caractéristiques

Afin de continuer sur sa principale caractéristique, d’être un plante épiphyte, il faut savoir que même si vous la trouvez en rayon en pot, ses racines lui servent uniquement d’ancrage. En effet, elles ne captent que très peu de minéraux par ces organes, là est toute la subtilité de leur culture que nous allons détailler ensuite.

Son aspect général est une touffe de feuilles fines, longues et charnues poussant en rosette. Ce sont justement ses feuilles qui lui assure sa survie tant par la photosynthèse que par l’absorption de l’eau et des minéraux.

Sa taille avoisine les 30 à 50 cm tout au plus, pour une plante adulte et ramifiée. La floraison se produit au cœur de la rosette par une hampe florale anormalement grande au vue de la taille générale de la plante. Cette hampe est composées de nombreuses bractées imbriquées les unes dans les autres d’une couleur rose bonbon tout à fait étonnante. L’ensemble forme une raquette presque plate, d’où son nom de Tillandsia raquette. Les fleurs émergent ensuite entre les écailles. Elles sont composées de trois pétales violet et parfumés. Le contraste de la hampe et des pétales accentue encore un peu plus son originalité.

Une seconde caractéristique de cette plante est d’être monocarpique, c’est à dire qu’elle pousse, fleurit, après quelques années de croissance puis meurt. Toutefois, elle ne meurt pas complètement mais dépérit tout en se ramifiant. Ceci donne alors naissance à plusieurs nouveaux rejets qui suivront ce même cycle de vie et ainsi de suite. A terme, votre Tillandsia raquette est composé de plusieurs « têtes » qui se développent, fleurissent puis se ramifient à leur tour.

A savoir : Il faut compter 3 ans pour qu’un nouveau rejet fleurisse. Rien de plus normal que de ne pas voir de fleurs certaines années surtout si votre pied est jeune et peu ramifié !

2. CULTURE

2.1. Le choix du pot et du substrat

Comme nous l’avons vu, les racines de cette plante n’ont qu’une utilité d’ancrage. La planter en pot permet simplement de maintenir son système racinaire dans une certaine fraîcheur qui sera ensuite restituée autour de la plante. Inutile donc d’opter pour un contenant surdimensionné. Le choix du matériau n’a aussi que peu d’importance. En résine, en céramique, en terre cuite, en zinc ou encore en plastique, la seule exigence est qu’il soit percé et bien drainant pour ne pas que l’eau stagne. Vous ne devez pas confondre fraîcheur et humidité excessive !

En ce qui concerne le substrat, tournez-vous vers un mélange le plus léger possible. Du terreau additionné de sable peut être une bonne solution tout comme l’achat de terreau à Orchidées. Une légère acidité est également souhaitée.

Les rempotages ne sont pas aussi utiles que pour des plantes non épiphytes, elles peuvent rester dans leur contenant un bon moment sans en souffrir.

2.2. Le bon emplacement

Comme vous l’aurez compris, le Tillandsia raquette demande des conditions similaires à son milieu d’origine en sous-bois. Une ambiance fraîche et lumineuse sans soleil direct est la clé du succès. En terme de températures, l’idéal se situe entre 15 et 25 °C avec une tolérance momentanée pour des température plus fraîches mais sans gel.

Il peut tout à fait rejoindre les pièces naturellement humides comme les salles de bain ou buanderies à partir du moment où la lumière est suffisante. Dans des pièces plus « sèches », c’est de par l’entretien que vous assurerez leur prospérité. Placez-les de préférence sur des meubles ou étagères qui le mettront bien mieux en valeur. Vous pourrez même utiliser cette plante comme un élément de décoration à part entière.

3. ENTRETIEN

3.1. L’Arrosage

L’arrosage ne se résume pas à un arrosage traditionnel de plante verte. Encore une fois, pour une plante épiphyte, l’hydratation se fait principalement par les feuilles. Contentez-vous dans un premier temps de maintenir le substrat frais en gérant l’arrosage selon la vitesse d’assèchement de ce dernier.

Ensuite, le plus gros du travail s’effectue grâce à la vaporisation du feuillage. Utilisez pour cela un brumisateur avec de l’eau de pluie afin de ne pas avoir de dépôts calcaires sur le feuillage. Répétez les brumisations plusieurs fois par semaine afin de toujours garder une humidité importante autour du feuillage.

3.2. La fertilisation

Tout comme pour l’arrosage, la fertilisation se fait par absorption foliaire des minéraux. Inutile d’arroser la terre à l’engrais, ceci serait à la fois inutile et préjudiciable aux racines en cas de trop forte concentration. Choisissez des fertilisations facilement assimilable par les feuilles avec peu d’oligo-éléments et de Phosphore. Une bonne concentration en Azote et en Potasse est indispensable.

La fréquence d’apport est de deux fois par mois durant la belle saison. L’hiver, l’arrosage seul suffit.

3.3. La taille

Cet entretien est très limité car le renouvellement foliaire tel qu’on le connait sur les plantes habituelles est quasi inexistant. Le cycle de vie fait que la plante mère meurt pour se ramifier, il faut donc simplement couper l’épi floral lorsque la floraison se termine et qu’il commence à brunir.

Lorsque les rejets se forment, ôtez les feuilles fanées et rempotez éventuellement la plante. Le but est de l’enterrer un peu plus afin de faciliter le développement de nouvelles racines d’ancrage sur les rejets.

3.4. Les problèmes les plus courants

Le Tillandsia raquette est une plante résistante aux maladie. Un ravageur courant peu par contre jouer les trouble-fête. Les autres éventuels problèmes sont dus à des conditions culturales non adaptées.

- Le feuillage est recouvert de petits amas blancs : Il s’agit de Cochenilles, des insectes qui se nourrissent de la sève des plantes qu’elles convoitent. Elles pullulent rapidement si rien n’est fait et peuvent même conduire à la mort de la plante. Leur présence se remarque lorsque l’hygrométrie est insuffisante et que la plante stresse. Le traitement est simple, une pulvérisation de solution à base de savon noir ou d’huile végétale. Rincez le feuillage quelques jours après le traitement afin que l’huile n’obstrue pas les pores des feuilles.

- Les feuilles noircissent : La température en est ici la cause. Elle a sans doute été insuffisante durant une période trop longue. Trouvez un emplacement plus adapté.

- Le bout du feuillage sèche et la couleur générale de la plante se ternte : C’est ici un manque d’arrosage ou bien une humidité atmosphérique trop faible. Brumisez le feuillage plus régulièrement.

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