Le puceron ou encore appelé puce des plantes, est un insecte.

Considéré comme un parasite, il a besoin d’un hôte (ici une plante) pour se nourrir.

Le puceron nuira au végétal infesté, qui sera affaiblit, voire dans certains cas mourra.

Il est nécessaire de bien surveiller l’ensemble de son jardin, en effet les effets indésirables des pucerons peuvent avoir de sérieuses répercussions et indirectement amener des maladies.

1. COMMENT LE RECONNAÎTRE ?

Les pucerons sont de minuscules insectes qui ne mesurent que quelques millimètres (généralement 3-5 mm). Ils peuvent être de plusieurs couleurs mais principalement verts, jaunes, noirs ou encore entouré de duvet blanc.

2. OÙ LE TROUVER ?

Il y a des plantes qui sont beaucoup plus vulnérables que d’autres face à l’attaque des pucerons.

Il arrive fréquemment que des fruitiers soient la cible de cet insecte (pommiers, poirier, cognassiers et cerisiers), mais également des arbres ou arbustes tels que les rosiers, les rhododendrons, azalées, camellias, eucalyptus, lauriers roses, érables, oliviers, artichauts…

Des végétaux affaiblis seront plus vulnérables que des végétaux sains.

Chaque type de puceron aura une plante qu’il préfère, c’est-à-dire que vous ne retrouverez sûrement pas les mêmes pucerons sur votre pommier que sur votre rosier.

Pucerons sur artichaut

3. COMMENT APERCEVOIR UNE ATTAQUE DE PUCERON ?

Le plus fréquemment vous apercevrez les jeunes feuilles recroquevillées. Les pucerons sont particulièrement friands des feuilles fines et tendres.

Mais il se peut aussi que l’attaque de ce dernier se fasse sur une plante au feuillage épais comme du camellia ou du rhododendron, donc il sera difficile de voir la feuille se tordre. Le deuxième signe visible sera l’aspect très brillant de certaines feuilles, que ce soit sur le dessus ou le dessous. Si vous touchez vous pourrez constater que celles-ci sont très collantes. Il s’agira du miellat, une sécrétion du puceron.

En regardant de plus près vous verrez que les pucerons se dissimulent sur la face inférieure de la feuille ou sur les bourgeons floraux. Ils sont très souvent groupés.

Enfin, la présence de nombreuses fourmis sur votre plante sera le dernier indicateur. Elles raffolent de ce miellat que rejettent les pucerons.

Pucerons sur melon : feuilles roulées

4. QUELS EFFETS INDÉSIRABLES 

Le puceron se nourri de la sève de la plante, c’est-à-dire qu’il va la pomper principalement au niveau de la feuille et des boutons floraux.

La croissance de la plante est alors ralentie, vous apercevrez que votre plante végète.

Il est possible que des maladies résultent d’une attaque de puceron.

La fumagine, maladie cryptogamique se caractérise par un dépôt noir sur l’ensemble de la feuille. Les spores de ce champignon se développent sur le miellaT. Cette maladie n’est pas dangereuse pour la plante mais le film noir déposé sur les feuilles fera écran pour la photosynthèse. Les feuilles concernées dépérissent et finissent par tomber.

Pour lutter contre cette fumagine nettoyez un maximum manuellement les feuilles avec de l’eau savonneuse.

Puceron sur laurier rose

5. COMMENT LE COMBATTRE ?

En hiver les pucerons sont en repos en pleine terre ou dans les écorces des végétaux.

Des hivers sont rudes et longs élimineront une bonne partie de la colonie. A contrario un hiver doux leur permettra de refaire surface tôt dans la saison et de se multiplier très rapidement.

  • Le préventif

À la fin de l’automne, enduisez vos arbres fruitiers de glu arboricole afin de piéger les fourmis qui élèvent et transportent les pucerons.

  • Le curatif

Il est tout à fait possible de fabriquer vous-même de l’anti-pucerons en fabriquant du purin d’ortie (obtenu après macération des feuilles). Pulvérisez les parties infestées de la plante.

Le savon noir est un incontournable et est très souvent utilisé. Dilué dans de l’eau il sera à appliquer directement sur les insectes. Le résultat est assez rapide et dès les premiers jours vous constaterez que les pucerons sont morts.

Eventuellement, du produit vaisselle bio pourra être utilisé à raison d’une cuillère à soupe pour un litre d’eau.

Vous pouvez également acheter dans votre jardinerie des produits naturels biologiques qui sont surtout intéressants si vous avez besoin de traiter vos fruits ou légumes. Ils seront toujours consommables sans que le goût soit altéré.

La macération de feuilles de rhubarbe est encore une méthode méconnue qui a pourtant fait ses preuves. Il suffira simplement de faire bouillir et réduire ces feuilles dans de l’eau.

Les fourmis vivent en symbiose avec les pucerons. Elles dévorent leur miellat et en contrepartie servent de moyen de transport. Par leurs déplacements rapides, les fourmis emmènent les ravageurs dans divers endroits. Essayez donc de bloquer le passage de celles-ci cela limitera l’invasion mais ne la stoppera pas.

  • Les prédateurs naturels

Bon nombre d’oiseaux se nourrissent de pucerons, plus particulièrement les mésanges. Essayez donc de ne pas chasser ces oiseaux de votre jardin mais au contraire de faciliter leur nidification en installant quelques nids. Semez de petites jachères fleuries « spécial oiseaux » ou plantez des végétaux à baies ou graines qui les attireront.

Les coccinelles bien sûr sont un moyen de lutte très connu contre ces ravageurs ! Elles existent bien sûr à l’état naturel mais il est également possible d’en acheter des larves qui sont très friandes des pucerons et d’en faire des lâchers dans votre jardin.

Enfin, les sauterelles ou encore les perce-oreilles vous aideront à vous débarrasser de ce petit nuisible.

  • Les plantes utiles

Certaines plantes seront aussi vos alliées dans votre combat ! Elles feront fuir les pucerons grâce à leur odeur prononcée. On retrouve très souvent les œillets d’Inde dans les jardins potagers mais aussi beaucoup de plantes aromatiques telles que la lavande, thym, sarriette ou encore la menthe qui les éloigne.

Il existe aussi à contrario des plantes qui les attirent, elles sont donc plantées uniquement dans le but d’attraper une bonne partie de la colonie afin qu’elles délaissent d’autres plantes infestées. C’est le cas de la capucine.

6. PUCERON PARTICULIER : LE PUCERON LANIGÈRE

Le puceron lanigère est facile à repérer, il est recouvert d’un duvet, tel du coton.

On le rencontre souvent sur le pommier, le buis, l’eucalyptus, le hêtre, l’olivier ou le peuplier.

Sur des arbres, ce type de puceron affaiblira la plante mais par sa grande taille l’attaque ne lui sera pas fatale.

Sur des arbres fruitiers, la production de fruits se verra diminuer.

Les traitements seront les mêmes que pour lutter contre les pucerons classiques.

Les insectes ou oiseaux seront vos meilleurs alliés pour les combattre car les produits pulvérisés auront du mal à atteindre l’insecte, protégé dans son duvet.

Il existe également le puceron lanigère des racines, que l’on retrouve sur le peuplier mais principalement sur les légumes du potager. Les feuilles flétrissent jusqu’à faire mourir la plante. Regardez la base de vos légumes qui sera très certainement doté d’un dépôt blanchâtre.

Limitez les apports d’azote dans votre sol et faites une bonne rotation des cultures pour les années suivantes.

Faites attention de ne pas confondre le puceron lanigère avec de la cochenille farineuse qui se trouvera sur vos plantes d’intérieur (orchidées, bonsaï…)

Puceron lanigère sur eucalyptus

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